Iran: Nasrin Sotoudeh punie de 38 années de prison

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Dans Taxi Téhéran, portrait de la capitale iranienne filmée à bout portant par le grand cinéaste Jafar Panahi, elle est l’élégante passagère au bouquet de roses rouges et au léger sourire voilé de mélancolie. Son nom, comme ceux des autres acteurs, tous non professionnels, n’apparaissait pas au générique – le réalisateur voulait la protéger. C’était en 2015 et elle ne semblait alors plus trop menacée. En 2012, elle avait reçu le Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit, qui faisait suite à trois années de prison. Cela lui avait permis d’être libérée à la moitié de sa peine – elle avait été condamnée à six ans. Mais les temps se sont à nouveau durcis pour elle. En juin 2018, Nasrin Sotoudeh a été de nouveau appréhendée et conduite à la maison d’arrêt d’Evin, près de Téhéran. Et c’est dans sa cellule, lundi, que cette défenseure acharnée de la liberté des femmes iraniennes, âgée de 55 ans, a appris sa condamnation à sept années de prison par la justice iranienne.