Génocide arménien, « le centenaire d'un négationnisme »

Par

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

C'était il y a dix-sept ans. Pinar Selek est arrêtée par la police d'Istanbul. Elle est torturée, puis incarcérée. Les autorités veulent lui arracher les noms des Kurdes avec qui elle a réalisé des entretiens dans le cadre d'un travail sociologique. Pinar ne livre rien et apprend, alors qu'elle est sous les verrous, son inculpation pour un attentat terroriste. Aujourd'hui, en 2015, après quatre procès et quatre acquittements, la sociologue n'est pas définitivement sortie d'affaire. Elle vit en France où elle bénéficie, depuis deux ans, du statut de réfugié politique.