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Mediapart mar. 27 sept. 2016 27/9/2016 Dernière édition

L'agence française de développement sert les intérêts de l'agrobusiness en Afrique

13 février 2016 | Par Pascale Pascariello

Lancée par le G8 en 2012, la NASAN, un programme qui prétend lutter contre la faim en Afrique subsaharienne, ouvre les marchés agricoles aux multinationales de l’agrobusiness dont Nestlé, Monsanto ou Danone. Via son agence de développement, la France finance, à hauteur de 67 millions d’euros, une entreprise kenyane basée dans un paradis fiscal.

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«NASAN» : Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition. Derrière cet acronyme peu éloquent, une généreuse intention : sortir, d’ici 2022, 50 millions de personnes de la pauvreté en Afrique subsaharienne. Tel est le programme lancé il y a 4 ans par les pays les plus riches du monde. Pour garantir leurs engagements financiers, ils se sont adressés aux multinationales de l’agro-alimentaire. Les États, avec en tête les États-Unis, l’Union européenne et la France, apportent près de 6 milliards d’euros. Les entreprises, parmi lesquelles Nestlé, Cargill, Dreyfus, Monsanto, participent, elles, à hauteur de 9 milliards.