«NASAN» : Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition. Derrière cet acronyme peu éloquent, une généreuse intention : sortir, d’ici 2022, 50 millions de personnes de la pauvreté en Afrique subsaharienne. Tel est le programme lancé il y a 4 ans par les pays les plus riches du monde. Pour garantir leurs engagements financiers, ils se sont adressés aux multinationales de l’agro-alimentaire. Les États, avec en tête les États-Unis, l’Union européenne et la France, apportent près de 6 milliards d’euros. Les entreprises, parmi lesquelles Nestlé, Cargill, Dreyfus, Monsanto, participent, elles, à hauteur de 9 milliards.