Tchad: Idriss Déby justifie son pouvoir absolu au nom de la stabilité

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De notre envoyé spécial à N’Djaména (Tchad).- N’Djaména ressemble à une ville-garnison où le béret tiendrait lieu de couvre-chef traditionnel. Militaires et policiers sont partout. Par grappes à l'arrière de pick-up aux essieux éprouvés, à l'entrée et à la sortie de la ville. Devant l'interminable enceinte du palais présidentiel, adossé au maigrelet fleuve Chari, une cinquantaine d'entre eux montent la garde à l'ombre des guérites. La nuit, ils sont presque invisibles dans la pénombre. La capitale semble assiégée.