La «révolte féministe» passe aussi par la Corée du Sud

Par

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Séoul (Corée du Sud), de notre correspondant.– Jeudi 11 avril, devant les grilles de la Cour constitutionnelle à Séoul. Face à face, séparés par une simple rangée de policiers, les militants pro et anti-avortement s’invectivent depuis de longues heures quand la décision tombe enfin. Par sept voix contre deux, les juges décident que l’interdiction de l’IVG est « contraire à la Constitution ». Explosion de joie du côté féministe. « C’est le résultat d’années de luttes militantes », s’exclame Park Ah-reum, une manifestante. « Beaucoup pensaient que cette interdiction durerait toujours. Mais les Coréennes ont changé, notre pays aussi. Nous assistons à la montée en puissance d’une révolte féministe », ajoute Ji-ae, une autre militante.