La «révolte féministe» passe aussi par la Corée du Sud

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La Cour constitutionnelle de Corée du Sud a récemment décidé de mettre fin à la criminalisation de l’avortement, en vigueur depuis 1953. Une décision historique, saluée par les militantes féministes. Elles ne manquent pas de combats à mener, dans une société encore très patriarcale.

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Séoul (Corée du Sud), de notre correspondant.– Jeudi 11 avril, devant les grilles de la Cour constitutionnelle à Séoul. Face à face, séparés par une simple rangée de policiers, les militants pro et anti-avortement s’invectivent depuis de longues heures quand la décision tombe enfin. Par sept voix contre deux, les juges décident que l’interdiction de l’IVG est « contraire à la Constitution ». Explosion de joie du côté féministe. « C’est le résultat d’années de luttes militantes », s’exclame Park Ah-reum, une manifestante. « Beaucoup pensaient que cette interdiction durerait toujours. Mais les Coréennes ont changé, notre pays aussi. Nous assistons à la montée en puissance d’une révolte féministe », ajoute Ji-ae, une autre militante.