Pompeo à Bruxelles pour discuter de l'Iran, avant une visite en Russie

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Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a partagé lundi à Bruxelles des informations avec ses alliés de l'Otan sur "la menace croissante" que représente l'Iran aux yeux de Washington, a déclaré l'émissaire des Etats-Unis pour l'Iran.
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WASHINGTON (Reuters) - Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a partagé lundi à Bruxelles des informations avec ses alliés de l'Otan sur "la menace croissante" que représente l'Iran aux yeux de Washington, a déclaré l'émissaire des Etats-Unis pour l'Iran.

Mike Pompeo a annulé lundi une visite à Moscou pour s'arrêter à Bruxelles, d'où il doit rejoindre Sotchi où il rencontrera mardi le président russe Vladimir Poutine et son chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov.

"L'Iran est une menace croissante et cette visite tombait à point nommé avant d'aller à Sotchi", a déclaré l'émissaire Brian Hook. "Le secrétaire voulait partager certains détails en plus de ce que nous disons publiquement. Nous sommes convaincus que l'Iran devrait essayer de discuter plutôt que menacer. Ils font le mauvais choix en se concentrant sur des menaces."

Brian Hook a ajouté que Mike Pompeo avait également évoqué avec ses interlocuteurs à l'Oran des attaques signalées par les Emirats arabes unis contre quatre navires de commerce.

"Les Emirats nous ont demandé de fournir notre aide à l'enquête, ce que nous sommes ravis de faire", a dit Brian Hook, sans répondre à une question sur une éventuelle implication iranienne.

Ce déplacement de Mike Pompeo en Europe intervient alors que les pays européens impliqués dans l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien - France, Royaume-Uni et Allemagne - ont dit jeudi qu'ils voulaient préserver l'accord et ont rejeté toute forme d'ultimatum de la part de l'Iran.

Un an jour pour jour après l'annonce du retrait américain de cet accord, Téhéran a suspendu mercredi une partie de ses engagements en donnant 60 jours aux autres signataires de l'accord de mettre en oeuvre leurs promesses de protéger l'Iran contre les sanctions de Washington, dont un nouveau train est entré en vigueur la semaine dernière.

Lors de ce qui sera sa première visite en Russie en tant que secrétaire d'Etat, Mike Pompeo doit évoquer avec Vladimir Poutine et Sergueï Lavrov les "actions agressives et déstabilisatrices" de Moscou à travers le monde, a dit la semaine dernière un haut représentant du département d'Etat.

Pompeo devrait à cette occasion réitérer les inquiétudes des Etats-Unis sur le rôle que joue la Russie en Syrie et dans la crise politique au Venezuela.

Donald Trump s'est entretenu vendredi dernier avec Vladimir Poutine pendant plus d'une heure au téléphone d'un projet d'accord bilatéral sur les armes nucléaires, auquel pourrait s'associer la Chine, selon la Maison blanche.

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