Un général vénézuélien appelle l'armée au soulèvement contre Maduro

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Un général vénézuélien a appelé dimanche les forces armées du pays à se soulever contre le président Nicolas Maduro, qui s'appuie sur le soutien de l'armée pour rester au pouvoir alors que le chef de file de l'opposition, Juan Guaido, s'est autoproclamé en janvier chef d'Etat par intérim.
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CARACAS (Reuters) - Un général vénézuélien a appelé dimanche les forces armées du pays à se soulever contre le président Nicolas Maduro, qui s'appuie sur le soutien de l'armée pour rester au pouvoir alors que le chef de file de l'opposition, Juan Guaido, s'est autoproclamé en janvier chef d'Etat par intérim.

Ramon Rangel, qui se présente comme un général de l'aviation vénézuélienne, a déclaré que le gouvernement de Maduro était contrôlé par la "dictature communiste" de Cuba - l'un des alliés du dirigeant socialiste, en plus de la Chine et de la Russie.

"Nous devons trouver un moyen de nous débarrasser de la peur, de sortir dans les rues, de protester, et de chercher une union militaire pour changer ce système politique", dit-il dans une vidéo diffusée sur YouTube.

"Il est temps de se soulever", ajoute-t-il.

S'il s'agit d'un nouveau revers pour Maduro après plusieurs défections similaires dans les rangs de l'armée depuis le début de l'année, rien n'indique que cette annonce incitera les généraux à tourner le dos au président socialiste.

Les officiers de l'armée ayant fait défection ont fui à l'étranger et l'état-major continue de reconnaître Maduro comme président.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès du ministère de l'Information.

Reuters n'a pas pu obtenir de déclaration indépendante auprès de Rangel.

Un commandant de l'aviation vénézuélienne a publié dimanche sur Twitter une photo de Rangel barrée par les mots "traître au peuple vénézuélien et à la révolution".

Selon une source proche de l'armée ayant requis l'anonymat, Rangel était en fonctions dans l'armée jusqu'à ce qu'il prenne la fuite vers la Colombie le mois dernier.

Contrairement à d'autres officiers qui ont tourné le dos à Maduro, Rangel n'a pas exprimé son soutien à l'égard de Juan Guaido, reconnu comme président légitime par plusieurs pays de la région et de nombreux pays occidentaux dont les Etats-Unis.

Après une tentative de soulèvement manqué, le 30 avril, à l'appel de Guaido, Maduro a affirmé qu'il disposait toujours du soutien de l'armée.

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