Hugo Chavez met de l'eau dans son rhum

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Le bouillonnant président du Venezuela a fait cette semaine volte-face sur deux dossiers majeurs : sa réforme des services secrets et son soutien aux FARC. Il démontre ainsi qu'il sait écouter ses concitoyens et n'a pas transformé le pays en une dictature corsetée, comme le lui reprochent souvent ses détracteurs.

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Lorsque Hugo Chavez est arrivé au pouvoir en 1999, les diplomates américains en poste au Venezuela ont fait passer le message à Washington : « Prêtez attention à ce que Chavez fait, pas à ce qu'il dit. » Un conseil qui fut, pour l'essentiel, ignoré, puisque la Maison Blanche et le Congrès, principalement sous George W. Bush, se sont lancés dans des joutes verbales aussi puériles que stériles. Hugo Chavez ne rate quasiment jamais l'opportunité de gratifier ses homologues d'une pique acerbe ou d'une méchanceté ; il prend un malin plaisir à s'afficher avec les dirigeants chinois, Fidel et Raul Castro, ou Mahmoud Ahmadinejad ; il raille le libéralisme et l'empire américain avec la régularité d'un coucou suisse ; mais lorsqu'il s'agit de diriger son pays, il s'avère beaucoup moins iconoclaste ou provocateur.