Le risque de désagrégation de la Libye est toujours plus grand

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Près de trois ans après la chute du régime de Kadhafi, milices, partis politiques et un nouveau chef de guerre, soutenu par les États-Unis, continuent de s'entre-déchirer et de compromettre l'avenir du pays.

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À l’heure où l’Irak est en pleine décomposition et où le gouvernement central ne parvient pas à contrôler son territoire, un autre pays arabe semble, lui aussi, basculer dans un chaos et une incertitude toujours plus grands. Près de trois ans après la chute du colonel Kadhafi, la Libye n’est toujours pas parvenue à créer un État stable ni à assurer un semblant de sécurité pour la majorité de ses citoyens. Le pays est morcelé et contrôlé par différentes milices, dont certaines d’obédience islamiste ; le gouvernement n’arrête pas de changer ; le Congrès, chargé d’organiser des élections législatives, et le comité qui doit rédiger une nouvelle constitution avancent à un rythme d’escargot ; un groupe fédéraliste bloque les raffineries et l’exportation pétrolière depuis des mois ; un général décidé à éradiquer les islamistes a lancé une offensive pour parvenir au pouvoir ; et pour compléter le tableau, l’armée algérienne mènerait désormais des opérations antidjihadistes sur le sol libyen.