Brexit: les indépendantistes écossais veulent défendre l’Europe

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Vue du continent, la campagne sur l’appartenance de la Grande-Bretagne à l’Union européenne (UE) a été confisquée par les partis de droite. Sur les plateaux télé et dans les journaux, on n'entend qu’eux, ou presque. Il y a bien sûr la bataille entre David Cameron, le chef des Tories au pouvoir, et Nigel Farage, le patron du UKIP, cette formation antimigrants et anti-UE qui avait remporté les européennes de 2014. Mais surtout celle, plus sanglante encore (le Financial Times parle d’un « état de guerre civile »), au sein du parti conservateur : d’un côté, Cameron, pour le « Remain » (le maintien) et de l’autre, Boris Johnson, ex-maire de Londres, et Michael Gove, ministre de la justice, tous deux partisans du « Brexit » (la sortie).

Cette omniprésence des figures de la droite dans le débat public s’explique en partie par la stratégie risquée du patron du Labour. Jeremy Corbyn, parce qu’il ne veut pas laisser le champ libre au UKIP dans la critique de l’UE, a choisi de faire profil bas pendant de longs mois (lire l’article de Mediapart) – ce qui fait dire à The Economist qu'il « sabote » (en français dans le texte) la dynamique du « Remain ». Il vient seulement, depuis samedi, de s'engager plus fortement contre le Brexit.