Restitution des fonds de dictateurs: le cas Ben Ali gêne la Suisse

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La Suisse peaufine son image d’État exemplaire en matière de restitution de fonds des dictateurs et potentats divers. Elle met en avant sa législation novatrice, son activisme lors du Printemps arabe. Il est vrai qu'elle fait mieux que d'autres pays, la France en particulier. Mais l'envers du décor est moins reluisant : les batailles autour de la fortune du clan Ben Ali en témoignent.

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Genève, de notre correspondante.  1,8 milliard de dollars (1,3 milliard d’euros) : c’est la somme totale d’avoirs détournés par des potentats, dictateurs, politiciens ou fonctionnaires corrompus, que la Suisse a confisqués puis restitués à leur pays d’origine depuis 2003. Un record si l'on compare ce chiffre aux 5 milliards de dollars de fonds spoliés rendus par toutes les autres places financières réunies.