Theresa May, la dame du Brexit

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La politique britannique a ceci de fascinant qu’elle est capable d’accélérations soudaines dans un paysage apparemment figé. En 2015, ce fut l’accession de Jeremy Corbyn à la tête du parti travailliste, lorsque à peine trois mois s’écoulèrent entre sa déclaration de candidature improbable et son élection triomphale. Cette année, ce sont les conservateurs qui, à l’occasion du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, sont passés de David Cameron à Theresa May en l’espace de trois semaines, après avoir envisagé trois autres candidats probables entre les deux (Boris Johnson, Michael Gove, Andrea Leadsome).