Le rêve d’une puissance retrouvée

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En invitant le président américain au 14 Juillet, après Poutine et avant Netanyahou, le président français cherche à se poser en interlocuteur privilégié des grandes puissances. Avec un sujet de concorde: la lutte antiterroriste.

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Emmanuel Macron a le goût des symboles. Sa présidence en est saturée, depuis deux mois qu’il a rejoint le palais de l’Élysée. En invitant Donald Trump au défilé du 14 Juillet, le chef de l’État tente de redonner à la France son vernis de grande puissance, au nom d’un réalisme diplomatique affirmé. Le président américain, encore fragilisé par les dernières révélations sur l’aide russe à sa campagne électorale, a pourtant infligé une série de camouflets à l’Europe, sur le climat ou le commerce. Mais la France et les États-Unis affichent leur lune de miel sur un sujet crucial pour leurs deux présidents : la lutte antiterroriste.