Prison, torture, travail forcé: les réfugiés du «Lifeline» racontent l’enfer libyen

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Tout à coup, ce 21 juin, c’est l’effroi. Alors que 234 migrants viennent d’être repêchés par le Lifeline, alors qu’ils se croient enfin en sécurité, ils voient surgir un navire des garde-côtes libyens. « Ils ont essayé de s’accrocher au bateau, témoigne Aboubacar. Puis leur capitaine a mis un canot à l’eau pour venir discuter, ils voulaient nous récupérer. » Le pont du Lifeline n’est plus que hurlements. « Plutôt que d’être remis aux garde-côtes, on était prêts à sauter », assure Maida*. Tout, plutôt que retourner en Libye.