Sonallah Ibrahim : «L'Egypte vit une crise profonde, comme au tout début des années 1950»

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«Sur le seuil de la maison, avant de sortir, mon père marque le pas. Il porte une main à son visage, lisse les pointes remontantes de sa moustache grise, s'assure que son tarbouche est légèrement incliné à gauche, retire le mégot noir éteint du coin de sa bouche, secoue les cendres tombées sur son épais manteau noir. Il tend les traits de son visage pour en masquer les rides, ébauche un sourire, me prend par la main. Nous cherchons notre chemin dans la lumière déclinante du crépuscule.»