Shlomo Sand: «Je n’ai pas cessé d’être historien en devenant romancier»

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Le grand historien israélien qui a remis en cause les mythes du peuple juif dans un essai célèbre vient de publier un polar, La Mort du Khazar rouge, dans lequel il poursuit son œuvre iconoclaste, au sens originel du terme.

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Shlomo Sand était déjà un historien iconoclaste, au sens quasi originel du terme : destructeur d’images religieuses. Avec son ouvrage Comment le peuple juif fut inventé, paru en 2008, l’universitaire israélien avait revisité le mythe fondateur du sionisme, démontrant l’absence de tout fondement historiographique à la notion de peuple juif expulsé de Palestine, qui aurait erré pendant 2 000 ans avant de revenir s’installer sur « sa » terre en 1948. Aujourd’hui, il récidive dans l’iconoclastie d’une autre manière : il publie un roman. Pire, un roman policier. Gageons que certains de ses collègues à l’université de Tel-Aviv et dans le reste du monde académique, ceux qui n’ont guère goûté à ses travaux historiques, vont de nouveau lui reprocher cette aventure en terrain miné.