À Bruxelles, la situation devient critique pour les sans-papiers en grève de la faim

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À Bruxelles, où plus de 450 personnes sans papiers ont entamé une grève de la faim depuis cinquante-deux jours pour leur régularisation, la situation devient critique et le gouvernement reste silencieux. Beaucoup estiment qu’il est « honteux » de laisser perdurer une telle situation au cœur de l’Europe. « Vont-ils attendre qu’il y ait un drame ? », s’inquiètent les grévistes et leurs soutiens, déterminés à ne rien lâcher.

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Bruxelles (Belgique).- Par terre, les matelas se succèdent et laissent deviner les corps amoindris, recouverts d’une couverture, des grévistes de la première heure. Ici, en ce mardi à l’heure du déjeuner, rien ou presque ne permet de reconnaître la cafétéria de l’Université libre de Bruxelles (ULB), hormis quelques tables retournées faisant office de cloisons, sur lesquelles sont scotchés les dessins de ces visages qui luttent depuis fin janvier pour leur régularisation, d’abord en occupant trois lieux de la ville, puis en décidant de ne plus se sustenter depuis le 23 mai dernier (lire notre premier article ici).