A Ouagadougou, le G5 Sahel placardisé

Par François Hume-Ferkatadji et Olivia Macadré

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Ouagadougou (Burkina Faso), de nos envoyés spéciaux.– Ouagadougou de nuit. À quelques pas du rond-point des Nations unies, en plein centre-ville de la capitale burkinabè, trois hommes armés filtrent les entrées d’un restaurant très fréquenté. Derrière leurs fusils d’assaut portés en bandoulière, un sas fermé en métal s’ouvre et se referme sur les clients avant de leur permettre l’entrée sur la terrasse verdoyante de l’établissement. Pour les Ouagalais et ceux qui côtoient le « Pays des hommes intègres » depuis longtemps, cette « bunkérisation » progressive de la capitale est relativement nouvelle. Depuis 2013, de nombreux restaurants et commerces de la ville se dotent de mesures de sécurité de plus en plus visibles et sophistiquées, à mesure que le Burkina connaît une multiplication des attaques terroristes.