Rifaat al-Assad, l’ex-protégé de Paris, comparaît, mais pas pour ses crimes de guerre

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Longtemps chouchouté par les services français et François Mitterrand, l’oncle de Bachar al-Assad comparaît devant le tribunal correctionnel de Paris pour des faits de blanchiment aggravé. Dans l’ombre du procès, les grands massacres qui lui sont imputés en Syrie et ses relations avec la classe politique qui lui ont permis de devenir l’un des plus grands propriétaires fonciers de Paris.

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C’est un jeu de Monopoly à l’échelle de l’Europe, avec un terrain de jeu qui s’étend de Paris à Londres, via Marbella, Gibraltar et Luxembourg. Sauf que les titres de propriété sont bien réels et que le joueur figure parmi les pires criminels de guerre de la planète. Mais la partie semble bel et bien finie : depuis ce lundi 9 décembre, Rifaat al-Assad, frère de Hafez al-Assad, oncle de Bachar et ancien vice-président de la Syrie, comparaît devant le tribunal correctionnel de Paris pour blanchiment en bande organisée, dans le cadre du dossier des « biens mal acquis », mais aussi pour travail dissimulé. Un dossier qui demeure néanmoins symbolique puisque les crimes de guerre qui lui sont imputés ne figurent pas à l’ordre du jour.