La réforme des retraites, un double test pour le gouvernement Tsipras

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Le gouvernement Tsipras a-t-il définitivement tourné le dos à ses ambitions de justice sociale et de relance économique ? Depuis la signature du troisième mémorandum avec les créanciers et la mise à l'écart de son aile gauche, cet été, puis sa réélection en septembre, Syriza a adopté un discours plus conciliant à Bruxelles. En échange de la promesse d'un ensemble de prêts européens de 86 milliards d'euros, Athènes s'est en effet engagée à mettre en œuvre une série de mesures dans la droite ligne des politiques menées depuis 2010 : restrictions budgétaires, poursuite des privatisations, maintien de la supervision de la « Troïka » – même si elle a changé plusieurs fois de nom et si l'on parle, aujourd'hui, de « Quartet » (Commission européenne, BCE, FMI, Mécanisme européen de stabilité). Après un premier versement de 16 milliards d'euros à la fin de l'été, le cycle bien connu des Grecs depuis bientôt six ans a donc repris en ce début d'année : des prêts, oui, mais si les réformes sont bien appliquées... Et les créanciers vont les regarder à la loupe.