L’Afrique asphyxiée par sa dette extérieure

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Dans son « adresse aux Français » du 13 avril, Emmanuel Macron a eu une petite phrase qui a pu sembler déconnectée du reste de son propos, très franco-centré : « Nous devons aussi savoir aider nos voisins d’Afrique […] sur le plan économique en annulant massivement leurs dettes. » Dans une interview accordée à RFI, diffusée mercredi, le président de la République a reculé, ne parlant plus que de moratoire : « Le G20 finance doit acter, je touche du bois, en tout cas on y a mis tout notre capital politique, de ce moratoire sur les dettes à l’égard de l’Afrique ». « Moratoire qui touche les membres du club de Paris, mais aussi la Chine, la Russie, l’ensemble des économies du Golfe, et les grands bailleurs multilatéraux. C’est une première mondiale. Ça veut dire que le temps de la crise, on laisse les économies africaines respirer et ne pas servir les intérêts de la dette. C’est une étape indispensable, et je pense que c’est une formidable avancée. »