Afghanistan: récent inventaire d'un immense désastre

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Il faut l'inconscience ou la morgue de François Fillon pour oser affirmer que les six soldats français tués en deux jours sont «morts pour la paix». Même les Américains, dont les soldats entament leur retrait, n'osent plus le dire. Car au jour le jour, les nouvelles venant de Kaboul racontent, outre les échecs répétés de la coalition, un chaos grandissant et des morts de plus en plus nombreux. Exemples.

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Il faut l'inconscience ou la morgue de François Fillon pour oser affirmer que les six soldats français tués en deux jours sont «morts pour la paix» en Afghanistan. Même les Américains, dont les soldats entament ce vendredi 15 juillet leur retrait, n'osent plus le dire. Certes, le premier ministre tentait à la fois d'endiguer l'émotion causée par ces morts (qui portent à 70 le nombre de militaires tués depuis 2001) et de répondre aux critiques de l'opposition. A celles de Ségolène Royal, par exemple, qui a dénoncé des «sacrifices inutiles» et une «obstination aveugle», avant d'ajouter: «Ils ont donné leur vie pour un objectif qu'on ne connaît pas et qui n'a absolument rien changé sur le terrain» (écouter ici son intervention).