Démission de Jean-Claude Juncker : l'affaire des barbouzes luxembourgeoises

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Le premier ministre luxembourgeois et ancien chef de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker a été contraint à la démission, mercredi 10 juillet, lâché par une partie de sa coalition. À l’origine de ce désaveu parlementaire, sa mauvaise gestion du service de renseignement luxembourgeois. Des écoutes clandestines au trafic de voitures, en passant par des relents de guerre froide, les grandes lignes d’une affaire d’État.

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L’ironie de l’affaire veut que le premier ministre ait été la première victime connue de pratiques dont il a été jugé responsable. En novembre 2012, le magazine indépendant D’Lëtzebuerger Land publie des extraits d’une longue conversation confidentielle entre Jean-Claude Juncker et Marco Mille, le chef du service de renseignement de l’État du Luxembourg (SREL). Une commission d’enquête parlementaire est mise sur pied quelques semaines plus tard et passe au crible le service. De révélations en témoignages chocs, pendant des mois, les Luxembourgeois découvrent au rythme d’un feuilleton de polar, les pratiques douteuses du SREL.