Un été économique meurtrier (2/4). Pétrole : le pari perdu de l'Arabie saoudite

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Ce devait être une affaire de six mois. Le ministre saoudien du pétrole Ali al-Naïmi était persuadé d’avoir toutes les cartes en main, quand il a annoncé, en novembre 2014, l’intention de l’Arabie saoudite de ne plus être le grand régulateur du marché pétrolier. Alors que les pays pétroliers non membres de l’OPEP et les producteurs de pétrole de schiste augmentaient leur production, précipitant les prix à la baisse, Riyad ne voyait plus pourquoi il devait assumer seul le poids de la stabilisation des cours pétroliers, en réduisant sa production.