Etats-Unis, Royaume-Uni, Espagne : les immigrés rapportent plus qu’ils ne coûtent

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Répandues à l’étranger, les études mesurant l’impact économique de l’immigration sur la croissance et les comptes publics sont quasi inexistantes en France. Elles montrent pourtant que, dans plusieurs pays, les étrangers contribuent plus qu’ils ne consomment, notamment en prestations sociales.

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Sélectionner les étrangers en fonction de leur utilité sur le marché du travail : Nicolas Sarkozy a fait de ce principe le moteur assumé de la politique migratoire française. Il lui a trouvé son slogan : l’immigration choisie ; son objectif : l’augmentation des entrées au titre du travail au détriment du regroupement familial ; et son premier outil : la carte «compétences et talents». Brice Hortefeux, le ministre de l’Immigration, lui a emboîté le pas en listant les métiers rencontrant des difficultés de recrutement : s’ils disposent de compétences correspondant aux besoins de l’économie, les étrangers peuvent espérer obtenir plus facilement une autorisation de travail et un titre de séjour. Les quotas, voulus par le chef de l’Etat, s’inscrivent dans cette logique utilitariste.