A Kasserine, le pari de la résilience face au terrorisme

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Kasserine (Tunisie), de notre envoyée spéciale.-  Quand éclate un grand bruit, le 29 novembre 2018, Ramzi Sayhi, 36 ans, croit d’abord à une explosion. Ce fonctionnaire de la Société tunisienne d’électricité et de gaz (STEG) ressent comme une grande bourrasque de vent dans la bouche, accompagnée d’une forte brûlure. « J’ai cru que mon visage se déchirait », raconte-t-il par message. Trois mois plus tard, il a encore du mal à parler et doit subir une opération chirurgicale.