L'Iran bénéficie encore peu de la levée des sanctions économiques

Par

L'élection présidentielle iranienne qui se tient vendredi 19 mai est la première depuis l'accord de Vienne sur le nucléaire. Le président sortant Hassan Rohani avait gagé son mandat sur une amélioration de la situation économique, qui ne s'est guère manifestée.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Si toutes les élections présidentielles iraniennes sont importantes, celle qui se joue vendredi 19 mai 2017 peut sembler un peu plus importante que les autres. Et ce, sur le plan de l’économie plus que de la politique. Elle est en effet la première à se tenir depuis la conclusion de l’accord de Vienne de 2015, qui a sévèrement limité le programme nucléaire iranien en échange d’une levée des sanctions économiques sur le pays. Ce dernier point était crucial pour Téhéran, car l’ensemble des sanctions imposées par l’ONU dans les années 2000 afin de punir le pays, jugé coupable de vouloir développer l’arme nucléaire, commençait à affaiblir sérieusement l’économie iranienne (dont la croissance affichait un taux négatif de – 6 % en 2014) et maintenait le pays dans une position de paria international. Surtout, le président Hassan Rohani, élu en 2013 après les huit années du provocateur conservateur Mahmoud Ahmadinejad, a gagé son mandat sur les bénéfices que les Iraniens tireraient de la levée des sanctions.