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Après les putschs, l’Union africaine à l’épreuve des coups d’Etat civils

L’ordre du jour du sommet de l’Union africaine (UA), qui doit se tenir les 16 et 17 juillet à Kigali, devrait traiter de l’alternance politique et du transfert pacifique du pouvoir, selon Ahmedou Ould-Abdallah, ancien ministre des affaires étrangères de la Mauritanie et ancien secrétaire général adjoint des Nations unies.

La rédaction de Mediapart

16 juillet 2016 à 12h19

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Il n’est certes pas impossible aux Africains de vivre sous des régimes non démocratiques tels ceux de l’Asie du Sud-Est s’ils bénéficient, comme eux, des fruits d’une croissance économique durable. L’espoir d’un avenir meilleur avec des infrastructures physiques et sociales qui fonctionnent peut atténuer les rigueurs des régimes autocratiques.

Ce qui est insupportable, et particulièrement pour les plus jeunes, c’est la combinaison perdant-perdant : totalitarisme politique et déficience économique. Pour des citoyens de plus en plus mondialisés, la perpétuation au pouvoir de ces leaders est vécue comme une malédiction et la cooptation de leur successeur, la goutte de trop.

Enfin, si la condamnation d’un coup d’État militaire contre un véritable régime démocratique est justifiée, deux conditions sont nécessaires pour la rendre efficace. Pour être crédible, l’UA devrait aussi condamner, sans équivoque, la manipulation flagrante des élections. Cette pratique, qui équivaut à de véritables coups d’État civils, est la cause réelle des coups d’État militaires.

Tribune d'Ahmedou Ould-Abdallah à lire sur le site du Monde

La rédaction de Mediapart


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