La droite américaine agite la menace de la «mosquée de Ground Zero»

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A quelques mois des élections de mi-mandat, les républicains utilisent le projet de construction d'un centre communautaire islamique à deux blocs du site de l'ex-World Trade Center pour exploiter le ressentiment anti-musulman et grappiller des sièges aux démocrates.

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Il s'appelle «Park 51», mais aux Etats-Unis on parle plus souvent de «Cordoba House» ou de «Ground Zero Mosque». Depuis plusieurs semaines, ce projet de centre communautaire musulman dans le bas de Manhattan est au cœur d'une sérieuse polémique aux Etats-Unis. Sur la page d'accueil du site Internet du projet, ses initiateurs le présentent pourtant comme un futur lieu de «pluralisme», «dédié aux arts et à la culture, à l'éducation et à l'idéal d'émancipation». La brochure en ligne précise: «Park 51 offrira une plateforme accessible et pacifique pour le dialogue au sein de nos identités.» Projet de grande envergure (100 millions de dollars soit 78 millions d'euros), Park 51 est défendu par l'association American Society for Muslim Advancement (ASMA). Son dirigeant, l'imam Feisal Abdul Rauf, est un citoyen américain, musulman plutôt progressiste. Reconnu de longue date pour son engagement au service du dialogue interreligieux, il est soutenu dans sa démarche par le célèbre rabbin new-yorkais Arthur Schneier.