La pénurie de dons favorise le "tourisme de greffe"

Par

A l'occasion de la journée mondiale du don d'organes, samedi 17 octobre, un rapport des Nations unies et du Conseil de l'Europe souligne l'urgence de parvenir à un accord international pour interdire le trafic d'organes humains, de tissus et de cellules. S'il est indispensable de protéger les victimes et de sanctionner les intervenants, c'est avant tout le manque persistant de greffons qui contribue à alimenter les filières parallèles.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

La première greffe de reins il y a cinquante cinq ans, aurait pu laisser présager d'un monde meilleur. Or selon un rapport conjoint du Conseil de l'Europe et des Nations Unies, rendu public cette semaine, si certains bénéficiaires occidentaux ont gagné quelques précieuses années, dans les pays pauvres, certains ont été happés par un système qui les contraint à vendre certaines parties de leur corps, quitte à mettre leur vie en danger.