La capture du mollah Baradar au Pakistan soulève beaucoup d'interrogations

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L'arrestation d'un important dirigeant taliban, réputé être le n°2 du fameux mollah Omar, est indéniablement une réussite pour les Américains. Mais les conditions dans lesquelles cette capture s'est faite, de même que les motivations des Pakistanais qui l'auraient facilitée, restent mystérieuses et sujettes à des interprétations divergentes mais pas forcément contradictoires.

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La capture, jeudi 11 février, dans la turbulente cité pakistanaise de Karachi, d'Abdul Ghani, plus connu sous son nom de guerre de mollah Baradar, est assurément un événement important. Ce qui ne veut pas dire pour autant que son contexte ou ses conséquences soient faciles à évaluer. Le mollah Baradar est communément présenté par les services secrets américains comme le bras droit exécutif du fameux mollah Omar, leader incontesté des talibans afghans historiques. Dans une hiérarchie un peu plus confuse que celle d'un gouvernement traditionnel ou d'une armée régulière, Baradar était néanmoins considéré comme le n°2 après le légendaire prêcheur borgne, et le principal dirigeant de la Choura de Quetta, l'organe décisionnaire des insurgés islamistes.