A Gaziantep, dans l'antichambre de la guerre syrienne

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Gazantiep, de notre envoyé spécial.-  Mohamed Killawi pousse la porte de l’Institut syrien pour la justice. Il lâche ses béquilles et s’installe avec difficulté en raison de sa jambe raide. « J’en suis à la cinquième opération, dit-il en s’excusant pour son retard. J’ai aussi perdu un œil. » Un bombardement ? « Non, un accident de voiture à Alep en 2013 », la grande ville du nord de la Syrie. Impossible d’être pris en charge sur place, c’est à Gaziantep, de l’autre côté de la frontière, en Turquie, qu’il se soigne. « Malgré mon état, j’ai tenu à vous voir. »