Après Grand-Bassam, le Sénégal craint une attaque terroriste

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De notre correspondant à Dakar (Sénégal).- Niamey, Agadez, Bamako, Ouagadougou, Grand-Bassam, la liste semble s'allonger inexorablement. Comme en Europe, la connaissance du risque par les autorités n'empêche pas les terroristes de frapper dans des endroits symboliques considérés comme des cibles (bars, hôtels, plages). Le fatalisme gagne aujourd'hui les gouvernements et les commentateurs, résignés à attendre les prochaines tueries, dont les nationaux demeurent les principales victimes. « On a le sentiment qu'aucun pays n'est à l'abri dans la région, non plus finalement que partout dans le monde, et qu'il n'y a pas de parade définitive à ce type d'attaque. Mais des efforts sont quand même faits. L'attaque de Bassam a montré une réactivité intéressante des forces ivoiriennes puisqu'elles sont intervenues assez rapidement. On aurait pu avoir beaucoup plus de morts », estime Gilles Yabi, fondateur du think tank Wathi.