Denis Sassou-Nguesso, 71 ans, fait figure d’une Afrique d’un autre temps : un militaire devenu président, de ceux qui sont chez eux dans les hôtels de luxe parisiens et font régulièrement la une des journaux dans le dossier des biens mal acquis. Celui qui a passé plus de trente années à la tête de son pays voit d’un mauvais œil les désirs de changement des Congolais. Son mandat présidentiel va expirer en 2016 et la constitution lui interdit de se représenter. Pour les opposants congolais, ses jours seraient comptés. Mais « c’est mal connaître le personnage », affirme un lobbyiste parisien qui, lui, le connaît bien. « Sassou ne partira que les pieds devant. » En attendant, il essaie de se rendre indispensable dans le règlement de la crise en Centrafrique.
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