Syrie : vie (et mort ?) idéologique du Baas, parti de la «résurrection arabe»

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À sa chute, que faudra-t-il retenir du régime baasiste syrien ? La profession de foi de Michel Aflak, l’un de ses théoriciens (chrétiens) majeurs ? Les calicots suspendus au-dessus du marché de Damas célébrant l’arrivée de Hafez El-Assad, accueilli en libérateur du joug des généraux baasistes ? Les slogans des années 1950 répétés aujourd’hui encore aux enfants de toutes les écoles du pays, pour asseoir l’allégeance au président Bachar El-Assad ? Bien avant d’être bannie de l’Organisation de coopération islamique (OCI), mi-août, la Syrie a inspiré le Proche-Orient et porté l'ambition d'un panarabisme triomphant. C’est ce modèle (ou ce qu'il en reste), celui d'un parti Baas officiellement au pouvoir en Syrie depuis six décennies, qui s’effondre aujourd’hui.