Là où l'Allemagne penche à l'extrême droite

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La victoire de Donald Trump cet hiver aux États-Unis laissait augurer un printemps des extrémistes européens. Pour l'instant, il n'en est rien ou presque. Après les relatifs échecs du Parti pour la liberté de Geert Wilders aux législatives hollandaises, du Front national de Marine Le Pen aux élections françaises ou du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni aux législatives anticipées britanniques, les regards se tournent désormais vers l'Allemagne, qui renouvelle son assemblée parlementaire le 24 septembre. Les études des diverses entreprises de sondages donnent le parti anti-immigration Alternative für Deutschland (AfD) loin derrière les conservateurs de la CDU ou les sociaux-démocrates de la SPD, mais néanmoins au-dessus de la barre des 5 %, suffisante pour envoyer plusieurs dizaines de députés garnir les rangs du Bundestag.