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Comment la Suisse a laissé s'envoler Gaydamak

17 décembre 2013 | Par Agathe Duparc et Michel Deléan

Arrêté le 19 novembre à Zurich, Arcadi Gaydamak n'a passé que seize jours en prison. Personnage central de l'Angolagate et homme d'affaires au profil trouble, il échappe de peu à une demande d'extradition française et à une dénonciation pénale déposée en avril dernier à Berne. Récit d'un cafouillage judiciaire. 

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Après deux semaines passées à la prison genevoise de Champ-Dollon, Arcadi Gaydamak, le milliardaire franco-israélien d'origine russe, “star” du scandale de l’Angolate en France, s’est envolé pour Israël, blanc comme neige, a-t-on appris succinctement le 4 décembre. Avec en prime « 10 000 francs suisses de dommages et intérêts » comme en a été informé Mediapart de la bouche même de son avocat suisse Marc Bonnant. Son arrestation à Zurich, le 19 novembre, dans le cadre d’une anodine affaire de dette à l’égard d’un ancien footballeur devenu entraîneur, Luis Fernandez, avait pourtant suscité certains espoirs et velléités. Tant en France qu'en Suisse, où l'homme d'affaires a été poursuivi à plusieurs reprises.

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