Mexique: les bons points du FMI cachent mal une pauvreté et des inégalités croissantes

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Le Mexique, qui accueille le sommet du G20 à Los Cabos, est lui aussi en pleine campagne présidentielle. Le scrutin se tient le 1er juillet et le président sortant Calderon laisse un pays frappé par la crise. Si la croissance repart et que des programmes sociaux ont été développés, la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté et les inégalités se sont fortement creusées depuis 2006.

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La station balnéaire de Los Cabos, où se réunissent lundi et mardi les dirigeants du G20, est à l’image de l’économie mexicaine : une misère croissante derrière une vitrine de modernité. Il suffit dans cette région de s’éloigner de quelques kilomètres de la côte et de ses grands hôtels pour trouver des habitations faites de bric et de broc. Malgré la croissance économique, le sexennat du président Felipe Calderón, qui touche à sa fin, aura été celui du creusement des inégalités et de la pauvreté. L'élection présidentielle a lieu le 1er juillet et Josefina Vazquez, candidate du Parti d'action national (PAN) qui l'a désignée pour prendre la suite de Calderón, est donnée battue par les sondages. Elle est largement devancée par le candidat du vieux Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), au pouvoir du 1929 à 2000, Enrique Peña Nieto.