En pointe contre Daech, le PYD kurde divise la population syrienne

Par

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Nous sommes en septembre 2012. Au milieu de la campagne parsemée de vergers du nord-est de la Syrie, nous marchons au sein d’une katiba (bataillon) de l’Armée syrienne libre (ASL), en direction de la ville d'Idlib. La bataille d’Alep, conçue comme un blitzkrieg qui devait emporter le régime et faire triompher la révolution, est déjà en voie d’enlisement. La poignée d’hommes que nous suivons paraît démoralisée, sans moyens d’agir pour changer le cours des choses (lire notre reportage « Cette guerre serait finie si nous avions des armes »). Tout autour de nous, le bruit des bombardements de l’armée syrienne. Les bombes tombent à quelques centaines de mètres de là, réduisant à l’impuissance les efforts de l’ASL, dépourvue de ce matériel antiaérien qui leur aurait permis de contrôler la région. Dans les semaines qui suivront, plus de la moitié des combattants périront dans un assaut lancé contre la base tenue alors par l’armée syrienne.