Des élus AfD au parlement bavarois étaient placés sous surveillance

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Des membres bavarois d'Alternative pour l'Allemagne (AfD) placés sous surveillance par les services de renseignement pour des soupçons de collusion avec des mouvements d'extrême droite ont été élus dimanche au parlement régional.
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BERLIN (Reuters) - Des membres bavarois d'Alternative pour l'Allemagne (AfD) placés sous surveillance par les services de renseignement pour des soupçons de collusion avec des mouvements d'extrême droite ont été élus dimanche au parlement régional.

L'information, d'abord donnée par le journal Münchner Merkur, a été confirmée jeudi par un porte-parole des services de renseignement du Land de Bavière.

"Parmi les personnes placées sous surveillance figurent des individus qui ont remporté un mandat au nom de l'AfD lors de l'élection du 14 octobre", a déclaré ce porte-parole par email.

Il n'a pas précisé leur nombre, mentionnant seulement qu'ils étaient plus de dix. L'AfD a remporté 22 sièges lors des élections en Bavière, entrant pour la première fois au parlement régional avec un peu plus de 10% des voix.

Selon le porte-parole des services de renseignement, les élus sous surveillance sont soupçonnés de liens avec des groupes islamophobes d'extrême droite ou avec le mouvement antigouvernemental Reichsbürger (Mouvement de citoyens du Reich), qui conteste la légitimité de l'actuelle République fédérale d'Allemagne.

L'agence de renseignement vérifie que la Constitution l'autorise à continuer de surveiller ces individus maintenant qu'ils sont élus régionaux, a ajouté son porte-parole.

Martin Sichert, chef de file de l'AfD en Bavière, a estimé que le travail des nouveaux élus au Landtag permettra de montrer à l'opinion que rien ne justifie de surveiller son parti.

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