Le rôle des combattants d’Asie centrale et du Caucase dans le «djihad mondial»

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Le djihad a fait une entrée fracassante dans l’histoire contemporaine et le vocabulaire occidental après les attentats du 11 septembre 2001. Pour ceux qui s’enrôlaient alors sur le terrain d’expérimentation qu’était l’Afghanistan, le djihad était cette impulsion pro-occidentale de résistance aux côtés des Afghans contre les envahisseurs soviétiques. Le djihad était un combat reconnu et soutenu en Occident. À l’époque, les moudjahidines afghans étaient reçus sous les ors de la République française autant qu’à la Maison Blanche1. Mais après l’effondrement de l’Union soviétique, il change de cible et de camp, s’en prenant désormais aux valeurs occidentales. D’allié, il devient l’ennemi ; de résistant, il devient terroriste.