Chypre: l'Eurogroupe se ravise

Les ministres européens des finances demandent une plus grande progressivité dans la taxation des comptes bancaires.

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Les multiples pressions des banques, inquiètes du précédent créé à Chypre et d’un risque de panique bancaire, ont eu raison des certitudes de l’Eurogroupe. Dès lundi, les ministres européens des finances ont repris les discussions sur le plan de sauvetage de Chypre. A l'issue d'une conférence téléphonique, l'Eurogroupe a précisé que Chypre devra instaurer « plus de progressivité » dans la taxation des dépôts, par rapport à l’accord arrêté samedi. Celui-ci prévoyait un prélèvement de 6,6 % pour les dépôts inférieurs à 100 000 euros et de 9,9 % au-delà.

L'Eurogroupe estime que les petits déposants de Chypre doivent être traités différemment des gros déposants, et réaffirme l'importance de garantir totalement les dépôts de moins de 100 000 euros.

Selon des hauts fonctionnaires de la zone euro cités par Reuters, les ministres des finances de la zone euro se sont prononcés pour une taxe de 15,6 % sur les dépôts bancaires chypriotes au-delà de 100 000 euros. L’important pour l’Eurogroupe est que le montant de 5,8 milliards d’euros devant être dégagé par ce plan reste inchangé, pour compléter les 10 milliards de prêts accordés par l’Europe.