« Elle a cet air des gens absents. Attentifs, mais comme par politesse. Une nervosité qu’elle peine à cacher. Lailama réfléchit un peu. Est-ce qu’elle était comme ça avant ? A seulement 21 ans et déjà un peu trop d’expériences vécues, c’est difficile de faire la part des choses. Et pour la jeune Afghane, l’amertume et l’angoisse des mois passés à attendre ont désormais pris toute la place.