Le Royaume-Uni s'interroge sur les leçons à tirer de la mort de Jo Cox

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L’élection est passée inaperçue, éclipsée par le meurtre le même jour de la députée du parti travailliste Jo Cox, dans un Royaume-Uni en état de choc. Une législative partielle s’est déroulée jeudi à Londres. Il s’agissait de remplacer le fauteuil de Sadiq Khan, élu maire de Londres en mai, dans la circonscription de Tooting, dans le sud de la capitale. La candidate du parti travailliste l’a emporté, avec une majorité bien plus confortable que celle qu’avait obtenue Khan il y a un an (plus de 6 300 voix d’avance sur son adversaire conservateur, contre une marge d’environ 3 000 voix pour Khan).

C’était la quatrième législative partielle organisée depuis un an au Royaume-Uni, et la quatrième victoire du Labour. Chaque fois, cela s’est passé sur des terres plutôt ancrées à gauche. « En termes footballistiques, c’est comme si le Labour avait remporté assez facilement quatre matchs disputés à domicile », résume le Guardian. Le quotidien y voit tout de même un peu plus que cela : la preuve que Jeremy Corbyn, à la tête du parti travailliste depuis septembre 2015, n’est pas le stratège désastreux que certains se plaisent à décrire.