Pendant quelques mois, Idriss Déby s’est inquiété. François Hollande venait d’être élu président de la République et, dépourvu des vieux réseaux de ses prédécesseurs, il jurait de rompre avec la Françafrique. Depuis, il s’est rassuré : malgré les atteintes aux droits de l’Homme, la répression de l’opposition et les accusations de corruption, le président tchadien reste un des principaux alliés de la France en Afrique. Les interventions militaires au Mali et en Centrafrique l’ont même rendu incontournable.