La ruée sur les terres du Sud, le rapport accusateur que vous n'avez pas lu

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Merci de revenir sur ce sujet effectivement très important; toutefois n'est-ce pas exagérer que de dire du rapport du Centre d'analyse stratégique qu'il ne parle que d'échanges gagnants-gagnants ? On lit tout de même dans ce rapport (d'après un article de Marchés tropicaux et méditerranéens) :

L’absence de gouvernance foncière dans les pays “hôtes”, notamment sur le continent africain, comme de code permettant d’encadrer et de réguler ces transactions peuvent avoir des conséquences dramatiques sur les populations locales.

 

En fait l'ensemble du rapport, dont je parcourt le sommaire à l'instant (http://www.strategie.gouv.fr/article.php3?id_article=1196), semble chercher les critères selon lesquels des investissements pourraient éviter les travers dont vous parlez dans votre article.

Quels éléments permettent de penser que le rapport français est moins alarmiste que le rapport de la Banque mondiale (dont on n'a donc que certaines grandes lignes) ?

Bien à vous

Oui, merci pour votre commentaire - on peut d'ailleurs télécharger le rapport directement dans l'article, page 2.

Sur le fond du rapport, le ton me paraît vraiment moins alarmiste que celui d'autres rapports publiés ces derniers temps (et même que le document "pionnier", de GRAIN, publié en octobre 2008, et sur lequel s'étaient rués les journalistes du monde entier, faute d'autres sources.... on peut le retrouver ici). Je ne suis plus certain, je l'ai lu il y a quelques temps, mais je crois même que le Conseil d'analyse stratégique évoque, dans ce texte, un éventuel "emballement" médiatique qui aurait noirci le tableau, l'ampleur des investissements avérés étant bien plus modeste que les annonces faites ici et là (ce qui est très possible, effectivement).

Bien sûr que le rapport du CAS contient des "critiques" et met en garde contre des "effets pervers" - mais c'est la moindre des choses et sur ce plan, il ne me semble qu'il n'apporte rien de neuf (cela reste toujours aussi vague, faute de chiffres, et ils reprennent ce que publient les journalistes ici et là). Par contre, les dispositifs qu'il avance (il y a cette proposition de label européen, également, en plus de ce que je mentionne dans l'article) témoignent d'un état d'esprit, disons, constructif, qui lui, est nouveau, me semble-t-il. Mais tout cela se discute.

Quant au rapport de la BM, on n'en a effectivement que les grandes lignes - mais au-delà du ton, j'en attends surtout, comme vous l'aurez compris, des faits avérés qui nous permettront de mieux comprendre le phénomène...+ question subsidiaire, que je n'ai pas osé poser franchement dans le papier: va-t-elle reconnaître avoir commis des erreurs, en encourageant un peu trop les investissements étrangers dans le secteur agricole il y a quelques années?

Bien à vous, L. (la suite à l'automne, sans doute?)

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  • 22/08/2010 02:26
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En france on vends ( brade ) le patrimoine de l'etat, à madagascar on le loue 99 ans !

 

les deux gouvernement n'ont pas mandat pour se defaire de ce dont ils ne sont pas propriataire, mais gestionaire.

Mais contrairement à nos ENArques, les malgaches on au moins l'inteligence de laisser une rente pour les gouvernements suivants...

 

Ceci dit les terres agricoles francaises cedé pour payer les retraites des exploitants sont vendus à des investisseurs entrangers, sans qu'il n'y ai de traces ou d'emotions, car c'est indolore ( pour l'instant )

En disant cela se passe dans le sud, on laisse croire que ce n'est pas arrivé pres de chez nous .

 

exact, en partie. Quant au sud, la plupart des "ventes" qui n'auront rien apportées seront dénoncées dans quelques temps, après le prochain coup d'état, ou le suivant, et les "investisseurs" auront perdu leurs mises, très équitablement.
Pour votre info, il est de notoriété que les loyers de ce genre d'opération est (politicaly correct) considéré comme très bas. En langage clair, ces opérations donnent lieu à une corruption à grande échelle, ce qui baisse les loyers, bien entendu. A Madagascar, les sommets sont atteints, puisque le loyer était nul !!! Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de corruption en France !!!!

Le cas le plus fameux est aussi l'un des plus politiquement sensibles: la location par une filiale du sud-coréen Daewoo, pour 99 ans, de 1,3 million d'hectares de terres à Madagascar, pour y produire du maïs et de l'huile de palme à destination du marché sud-corée.

C'est l'inverse de la politique préconisant l'auto-suffisance alimentaire pour chaque pays et qui est la revendication de l'ensemble du monde paysan.

Madagascar n'est plus une colonie française depuis 1960, il y a la bas une très jeune démocratie ( 1991 )

 

La bas la technique agricole est toujours la culture sur brulis, pluie, ravinement et terres stérile...

Qu'une entreprise moderne y fasse une agriculture de pointe, forme des locaux qui pourront ensuite faire de même ailleurs

Cela préserve des terres, cela donne des salaires et lance une économie de nature a faire rentré des devises de façon plus saine de le "tourisme".

Il n'avait pas le niveau pour démarrer seul, le choix d'un partenariat agricole est une approche rationnelle.

 

Il y a 25.000 français a Madagascar, 700 entreprise, la France est le principale bailleur de font le président Malgache à fait une visite à la réunion pour essayer de nouer des partenariat avec l'ile de la réunion

=> Deux accords cadre (coopération et agriculture) entre La Réunion et Madagascar ont été signés le 20 octobre 2008.

( vous avez bien lu ! ce n'est pas le président français qui est allez la bas faire le VIP, c'est le président malgache qui c'est déplacé sur le sol français pour demander de l'assistance ! )

 

 

La France a eu sa chance !

 

Ça m'amuserait d'avoir une copie du planning de l'ambassadeur de France a Madagascar.

 

Pendant qu'on fait des opérations de communications pièces jaunes, Bla-Bla et fereo ;-)

 

 

les banques coréens appuie des investissement lourds et du réel développement.

 

NB:// je ne sais pas si le chef de projet CMG1174 ci-dessus "Francois jullien" est un homonyme du célèbre Sinologue "Francois jullien" mais si c'est le meme homme alors c'est grave !

Vous n'avez surement jamais mis les pieds à Mada sinon vous sauriez que les investissements des banques coréennes prédatrices ne profitent qu'à elles memes et aux dirigeants corrompus.

cette forme de nécolonialisme est à vomir quand on sait que le sud de madagascar crève de faim.les malgaches étant très attachés à leur terre cela ne peut que dégénerer vu la situation perpétuellement instable de cette magnifique ile bourrée de richesses.

 

 

Je ne dis pas le contraire

Bien sur que c'est du colonialisme, la corruption est moins brutale que les mitrailleuses.

 

Contrairement aux banques françaises qui ne font QUE de la corruption, les banques asiatiques ont aussi un réel sens du mots investissement durable !

Si pour cela il faut graisser des pattes et corrompre massivement, elles le font, sans aucun État d'âme dans l'intérêt du projet. Et ALORS !

Comment croyez vous que les banques francaises ont acquis le monopole de la création monétaire en France ?

Pourquoi croyez vous que nos hommes politiques défendent leur privilèges de sucer le sang des français des qu'elles toussent ?

La corruption montré du doigt dans les pays du sud, est exclusivement faite pour détourner du regards de celle qui a lieux chez nous.

 

Pendant que les banques Coréennes montent des fermes dans le Sud.

des banques françaises font fermer des fermes en France, quand elle ne pousse pas les paysans au suicide !

Nous n'avons vraiment aucun conseil a leur donner.

Ce n'est pas la première fois que le problème de l'accaparement des terres du sud par le nord fait la Une..ertains y voient la continuité du colonialisme, d 'autre une opportunité car ces terres sont peu ou mal exploitées et qu'elles représentent en l'état une chance pour le pays soit en terme de ventes à l'extérieur, soit en terme de travail offert aux populations.

C'est bien ainsi que l'exploitation au Sénégal prés de Mbour d'une vingtaine d 'hectares pour produire des melons est vécu. Ces terres ne servaient à rien sinon pendant une partie de l'année de pature aux troupeaux peulhs. Elles permettent aujourd'hui de faire travailler et vivre une cinquantaine de personnes des deux villages voisins.

Tout serait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles?

NON. Clairement. Pourquoi?

Parce que l'intérêt de l'exploitant espagnol est de produire sans se soucier du long terme. Les terres qu'il exploite à grand renfort d'engrais et de pesticides seront lessivées dans moins de 10 ans...il partira et renouvellera ailleurs son expérience.

Quand il sera parti que restera t il en dehors d'une terre devenu complétement stérile pour une bonne vingtaine d 'années? Rien.

Rien car le mode cultural qu'il met en oeuvre n'est pas reproductible.Jamais les paysans des villages n'auront le capital pour acheter un tracteur, acheter les engrais ou les herbicides les pesticides et autres intrants.Rien ' a été fait pour les rendre maitre d'un processus de production qui les aurait rendu plus indépendants.

En d'autres termes il n'y a eu aucune transmission sinon l'habitude d'un certain type de consommation ( portables etc..) qui rend ainsi les villageois plus frustrés et moins aptes.

C'est la raison pour laquelle nous militons pour une agriculture paysanne adaptée, une agriculture familiale qui emploie des intrants locaux maintient et augmente la fertilité des sols et travaille pour des produits à consommation locale. Du niebé plus que des melons.De telle sorte que notre expérience ( sur les composts, le neeem tree, etc..) serve l'indépendance des villageois plus qu'un appronfondissement de leur dépendance.

A partir de cette expérience concrète je soutiens que l'utilisation par le nord des terres du sud ne devient problématique qu'en fonction des modalités culturales et des améliorations qu'elles peuvent apporter aux savoir-faire et au maintien de la fertilité des sols. Le reste est bavardage.

 

 

D'abord les terres ne seront pas lessivés, elle le sont déjà !

Ensuite les espagnoles sont les champions du monde du hors sol. Ils peuvent faire pousser n'importe quoi sur du polystyrène. Ils ont besoin de surface, de mains d'oeuvre et ( de pétrole pour les engrais )

 

Enfin, pour acheter un tracteur il n'y a pas besoin de capital, mais d'une banque sénégalaise qui leur prête. Si les "paysans locaux" ont acquis le niveaux technique pour faire pousser des plantes et faire de l'argent grâce aux tracteurs

=> Les banques sénégalaises auraient tort de ne pas prêter pour l'achat du tracteur...

( si les banques sénégalaises ne le font pas, je connais une ou deux banques coréennes a qui ça ne posera pas de problème :-) )

Maintenant qu'on prête des terres sénégalaise aux espagnoles sans transferts de compétences est effectivement une erreur de négociation.

Peeut-être coute-t-il moins cher d 'exploiter les terres sénégalaises que de faire du hors-sol même si l'on est champion du monde. Sinon pourquoi sont -ils là?

Ensuite il est faux de dire que les terres sont lessivés. Si je suis paysan c est qu'elles ne le sont pas.

Ensuite les banques: les banques sénégalaises ne prêtent pas , rien et à personne. Elles ne sont pas là pour cela.

Je ne vois pas un paysan voire même un village sénégalais se rendre en Corée alors que déja ils se rendent a Dakar avec difficultés pour négocier un prêt //cela est complètement idiot..

Ensuite de quelle négociation parlez vous?

4 phrases 4 bêtises cela fait beaucoup

1) Parceque la main d'oeuvre coute moins cher qu'en europe.

2) Au senegal 70% de la population travail la terre et le pays n'arrive pas a nourrir ces 10 millions d'habitans sans importation => 2 solutions, je prefere donc penser que c'est la terre qui n'est pas bonne.

3) C'était de l'ironie. Ce n'est pas ma faute si le job des banques est d'evaporé les pots de vin des dirigeants corrompus, et de commissioner sur les transfers d'argent au lieux d'aider a developper le pays.

Ceci dit le ghana a réussi à faire du credit, il n'y a aucune raison de ne pas y arriver aussi a dakar.

4) Si on laisse des étrangers exploiter votre terre, la moindre des choses est de negocier en retour, un transfert de compétance.

 

Je trouve un peu limite de juger de facon aussi expeditive, vous avez des problemes dans la vie ?

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  • 22/08/2010 16:35
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Je signale un article du Monde diplomatique sur le sujet

http://www.monde-diplomatique.fr/2010/01/BAXTER/18713

Les gouvernements africains n'auront qu'à renationaliser les terres comme Nasser l'a fait pour le Canal de Suez.

Voilà pourquoi Mugabe est peut être aussi détestable aux yeux du monde occidental qui promeut la BM et le FMI.

@POJ

Mais les terres dans une grande partie de l'Afrique ne sont pas personnelles. Ni nationales. Elles sont régies par un droit coutumier. Le chef de village considère en cas de vente qu'une terre a été cultivée et entretenue par tel habitant qui en devient " propriétaire" et l'acheteur achète ce qui est nommé "peines et soins" et non titre de propriété... ce qui ne gêne pas les investisseurs car les terres au regard des modes culturaux deviennent stériles en moins de 10 ans.

Difficile de parler de développement du pays par la vente ou la location à long terme de ses terres agricoles: en sachant que cela implique de retirer l'usage de la terre aux paysans locaux, et ce quelle qu'en soit la rentabilité. Bien souvent les systèmes adoptés par les paysans locaux sont rationnels compte tenu des risques ou incertitudes liés à leur environnement physique économique et autre (climat, accès au marché...).

Il me semble que l'apport sur les techniques de pointe est à prendre avec beaucoup de recul, au regard des remises en questions sur les systèmes agricoles développés dans les pays du nord. En agriculture, plus on utilise des techniques pointues, plus le système est fragile. Et que ce sont des systèmes difficilement reproductible avec les ressources locales, comme le dit kakadoundiaye.

Toujours dans le sens de kakadoundiaye, les bénéfices pour la main d'oeuvre locale sont soit à court terme (le temps de l'exploitation par l'entreprise étrangère) soit nule. Dans le sud de Madagascar, pour la construction du port de Fort Dauphin (certes il ne s'agit pas de projet agricole), la main d'oeuvre arrive avec l'entreprise, et cela à même pour effet d'augmenter les prix sur les marchés des biens de consommation courantes, devenant ainsi prohibitif pour la population locale.

Si vente ou location de terre il y a, les contrats doivent être extrêmement bien négociés, pour espérer un développement local par l'investissement étranger.

@Hélène

Merci d 'abonder dans mon sens. Car ceci est important.

Important de dire que l'utilisation par les pays du Nord des terres africaines n'est pas en soi un malheur mais que c 'est dans la réalité un desastre car elle ne permet pas une indépendance à terme. Non parce que les terres sont lessivées mais parce qu'elles ont besoin d'un soin particulier, qu'il n'y a pas eu de recherches agronomiques dignes de ce nom sur les conditions d'une revitalisation , sur les semences etc... je veux dire que les techniques exportées sont inapplicables et nocives. Elles se basent comme en Europe sur une mécanisation qui n'est pas souhaitable pour l'instant . La mécanisation agricole en Europe s 'est faite dans la foulée de la guerre de 14. Par les femmes en grande partie. Dans la cadre d'une pénurie d' hommes. Ce n'est pas le cas en Afrique. Ou effectivement plus de 60% des habitants vivent encore à la campagne. Et s'ils ne produisent pas suffisamment c 'est du en grande partie à une desertion des cultures en raison des concurrences de productions largement subventionnées en Europe. Exemple Le poulet. Les producteurs de poulets en France ont reçu l'année dernière plus de cent millions d 'euros d 'aides à l'exportation . Autant d'argent qui concurrence le poulet sénégalais. J'ai du renoncer à en produire. Ibidem en ce qui concerne les intrants, les semences. Et pour en revenir à la rercherche agronomique elle est orientée de façon quasi exclusive sur les productions bonnes à l'exportation...comme le coton par exemple.

 

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  • 02/09/2010 10:59
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"La bas la technique agricole est toujours la culture sur brulis, pluie, ravinement et terres stérile(...)Qu'une entreprise moderne y fasse une agriculture de pointe, forme des locaux qui pourront ensuite faire de même ailleurs(...)Cela préserve des terres, cela donne des salaires et lance une économie de nature a faire rentré des devises de façon plus saine de le "tourisme"(...)Il n'avait pas le niveau pour démarrer seul, le choix d'un partenariat agricole est une approche rationnelle".

Belle série de clichés et de préjugés ! La culture sur brûlis est bien plus intelligente que celle qui s'appuie sur les intrants chimiques, lesquels détruisent durablement les matières vivantes des sols. Elle a permis, historiquement, de nourrir pendant des centaines de générations des populations qui pouvaient être nombreuses. Il a fallu les bouleversements et les destructions, principalement induits par les invasions coloniales (appropriation des terres, exploitation forestière, monocultures pour l'exploitation, déplacement des populations, etc), pour créer les situations de misère et de famine que nous voyons aujourd'hui. Les paysans dits "primitifs" avaient des stratégies nombreuses et efficaces contre le délavage causé par les pluies : association des cultures, mais aussi protection et amélioration, lente mais sûre, des sols (à l'image de la fameuse terra preta amazonienne).

Quant à l' "agriculture de pointe", qui ne marche qu'à grands coups de pétrole, de machines, de chimie, transgéniques et autres poisons, et à grands coups de faillites monumentales, qui tue durablement les sols et expulse rationnellement la majorité des paysans, je doute qu'elle nous nourrisseaussi longtemps.

Je crois qu'à côté de l'évidence d'une politique (neo)coloniale agressive et brutale (car lorsque la corruption ne suffit plus, les méthodes violentes ne sont jamais loin) , destinée à tirer de fabuleux profits de terres encore propres, se pose la question de toute notre évolution historique. Est-il tenable, pour l'humanité, de vivre si massivement dans les villes, avec ce degré de consommation de produits industriels ?

 

Merci en tout cas pour cet article d'alerte. Et pour les commentaires qui, comme ceux de kakadoundiaye, apportent des éclairages sur la situation réelle dans les pays du "Sud".

@Atenco

Bien sur..comme tu as raison d 'insister sur ce point. Nous crevons des "techniques de pointe" qui ne correspondent à aucun de nos objectifs. D'abord parce qu'elles sont chères. Ce que l'on appelle les intrants - engrais - mais aussi les herbicides pesticides et autres traitements, les semences etc.. toutes ces tec hniques de pointe ( y compris OGM ..d'ailleurs..) sont des techniques qui ne sont adaptées ni aux connaissances ni aux capacités financières ni aux sociétés dans lesquelles elles s 'expriment. Si la France a besoin de réduire la main d 'oeuvre agricole ce n'est pas notre cas. Nous ne pouvons payer les engrais venus d 'ailleurs ni les tracteurs mais nous avons des insecticides et des engrais naturels, les forces pour les produire. Il nous manque la connaissance car les recherches ont surtout porté sur les produits d'exportation ( l'agricluture de rente comme le coton les fraises l'arachide ..).
Merci Atenco car on ne dira jamais assez que nous ne sommes pas des pauvres cons à qui le bon blanc apporte le progrés mais des victimes de sa concupiscence .

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