Le Japon revisite son mythe de la sécurité nucléaire

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« Les exercices d’évacuation ont été limités à un rayon de 1 à 3 kilomètres autour de la centrale (de Fukushima), raconte Reiko Hasegawa. Le scénario considéré était celui d’un accident mineur. Parmi les cinquante personnes évacuées qui nous avons interviewées, une seule avait participé à ces exercices. Elle était professeur et son école avait été choisie comme lieu d’évacuation. Les participants avaient préparé le déjeuner et l’avaient servi à l’extérieur, comme si le problème des radiations ne se posait pas. Cette impréparation des habitants au désastre s’explique par le mythe de la sécurité absolue, créé par le gouvernement et l’industrie, selon lequel un accident grave dans une centrale nucléaire japonaise était impossible… Si les centrales sont sûres, pourquoi se préparer à un accident qui ne se produira jamais ? »