A Madrid, plongée dans le congrès 2.0 de Podemos

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alors on fait rien ? on discrédite toute initiative ? faut croire que votre conscience de la situation est un peu faible .. pour en arriver à ce nihilisme de pacotille.. 

alors on fait rien ?

Oh que si ! déja on tente de coordonner les différents mouvements de contestation contre ce gouvernement vers une convergence anticapitaliste. On ne reste pas l'arme au pied en attendant 2017

Qui vous dit que Mélenchon sera candidat en 2017 ? Et qui vous dit que le candidat qui portera l'exigence de la 6ème République ne sera pas une candidate ?

Ségoléne Royal ?

Je l'ai déjà écri à de nombreuses reprises, oui à la VI ième république dotée d'une nouvelle constitution mais pas avec ceux qui depuis des décennies nous ont et continuent à nous mener à des impasses y compris à la gauche du ps.

C'est un peu dommage de dévier le fil des commentaires dés le debut de celui-ci.
Ça rappelle de facheuses méthodes (de certains "camarades") d'il y a quelques decennies . 

Pouvez-vous expliquer les avantages que vous voyez à la 5ème, et au pouvoir quasi absolu d'un seul ?

Impasse, arnaque, ruse minable !

Excusez-moi de vous avoir autant choqué !

Amitiés

m6r

m6r c'est le Podemos en France !

Cela vous coupe peut-être le sifflet, mais pas le fil !
m6r

Et c'est quoi votre meilleure idée alors ?

Ok, alors imaginons que tous les mouvements anticapitalistes s'unissent pour... quoi ? Gagner la présidentielle ? Et puis après ? Laisser à un seul de ces camarades la tâche impossible et ingrate de diriger un pays à lui tout seul ? C'est pas cool pour lui...

Non, m6r c'est le nouveau joujou de Mélenchon, qui a pris acte de son échec avec le FdG et tente un nouveau "coup" pour exister politiquement.

Il suffit de voir que le nom de domaine "m6r.fr" n'appartient pas à une hypothétique organisation non-partisane mais au... Parti de Gauche. Hé oui. N'importe qui peut aller vérifier sur http://www.afnic.fr/fr/produits-et-services/services/whois/

Et pour finir : le nombre actuel de signatures au "m6r", à savoir environ 52000, est largement moindre que le nombre total de militants composant les partis membres du FdG (rien que le PCF, c'est plus du double). Ça dit le succès de l'initiative, pourtant une simple pétition électronique.

 

Pablo Iglesia (indignés) et Éric Piolle (écolos) sont les fruits d'un travail de terrain concret et d'implantations réelles reconnues et appréciées. 

Ne confondez pas votre matraquage publicitaire et imbécile pour "orangina´ avec Podemos.

Pour être le podemos en france, il faudrait avoir réussi le même mouvement social qu'en Espagne. Mais ça a toujours été le défaut des construction autour du pg et du front de gauche : des constructions "par le haut", avec tous les défauts et toutes les crises que suscitent ce genre de construction.

L'article est d'autant plus intéressant qu'il ne cache absolument pas les difficultés de l'ambition "Podemos". En maints occasions, ce n'est pas en dissimulant les difficultés qu'on arrive à les surmonter...

Effectivement, le mouvement social espagnol a ses particularités (mais c'est le cas de tous les mouvements sociaux) et son histoire, en particulier politique. Et il y a sans aucun doute beaucoup a apprendre d'eux. Mais certainement pas en plaquant leur "label" sur votre tentative.

PArce que vous croyez que Podemos vient du bas? C'est quoi le bas? C'est Marc Tertre?

à ce niveau là, je ne fais que m'opposer à la tentative systématique de tout ramener à la "sixiéme république" faite par Pierre Magne. Quelque soit le sujet, on a toujours le même contenu.

couper les têtes qui dépasse à gauche du PS

Je ne vois pas en quoi j'aurais appelé a "couper les têtes qui dépassent à gauche du ps. Mais j'ai le droit de dire que ce qu'on cherche a nous imposer du coté de Mélenchon nous conduit à une impasse. Assez bizarrement, quand je disais que la question de l'indépendance vis a vis du ps était une question centrale, j'étais traité par le mépris. Quand je disais que "la révolution par les urnes" n'allait aboutir nulle part, on me traitait de "sectaire". Donc que je rappelle mes doutes sur ce "combat central" me semble parfaitement légitime.

Non. Le bas, ce sont les mobilisations sur la santé en espagne, lancé par des mouvements sociaux et suivi non pas par moi, mais par ma compagne (qui est infirmiére, et trés intéressé par le mouvement espagnol sur la santé) Voila un bon exemple...

Mélenchon n'a pas à prouver son honnêteté intellectuelle. On peut l'accuser (à la rigueur et encore !) de s'y prendre mal dans sa communication mais son programme est novateur. Pour une fois, je perçois de la sincérité et surtout de la cohérence dans les projets. Et le premier de ses projets est un changement institutionnel.

Il est l'initiateur ou plutôt le PG est l'initiateur de la VIème ? Et alors ? En quoi cela est-il gênant ? Cette signature ne signifie pas une délégation de pouvoir au PG que je sache ! Il n'y a pas de consignes sur le fonctionnement de la future république. Cette pétition n'a pour but qu'une demande. Demande que j'approuve totalement et que j'aurais signée si elle avait été présentée par Nouvelle Donne,le NPA ou Tartempion (encore que ...)

Maintenant se gausser sur le peu de signatures...je ne sais pas ce que vous voulez démontrer. Que les gens ne sont pas intéressés par ce projet de VIème ou pas intéressés par Mélenchon  ? Ce qui n'est pas du tout la même chose. A mon avis et c'est malheureusement plus grave, je pense que les gens se sont désintéressés de la politique.

" Esa es nuestra patria, la gente". Notre patrie est celle-ci, les gens.

Et celle-ci: "Luchar, crear, poder popular". Lutter, créer, pouvoir populaire.

Alors qu'en France, en 2014, les "gens" baissent leur froc au rythme d'un arrière goût colonialiste anachronique bien rance, à peler, front national. C'est grave docteur? Cocorrico!

L'Espagne doit d'abord sortir de la royauté qui est d'une ringardise totale tout comme les autres royautés qui perdurent en Europe. Il est scandaleux d'avoir ces inutiles tels que les rois et reines vivrent aux crochets de la société à ne rien foutre...

Une vraie dynamique sociale ?

que les riches paient des impôts, que l'économie se démocratise. 

Madame, vous avez un cancer ; prenez un peu d'aspirine, ça ira beaucoup mieux !

PIPO

Cela fait des années que ce disours nous est servi, avec toujours le même résultat : des listes qui partent dipersées parce personne n'arrive à surmonter les questions d'ego, ou parce que l'on se désaccorde sur les horizons lonintains ou des questions secondaires. Non que je me fasse beaucoup d'illusions sur l'avenir d'une initiative "venant du haut", mais la "convergence" que vous évoquez ne se produira jamais. Il va falloir essayer autre chose.

Non, Clémentine Autin. Certains de mes amis me disent qu'elle est nulle. C'est certainement un jugement outrancier. Qu'elle n'ait pas le talent de Mélenchon, c'est certain, ni même la solidité de MG Buffet, mais là n'est pas la question. Mélenchon est, si j'en crois son dernier livre "l'ére du peuple" complètement out of the picture. Nous avons gagné un philosophe, un poète, mais clairement perdu un homme politique. Je l'ai toujours apprécié, même aimé, mais là, il a pris tellement de "hauteur" qu'il n'est plus chez nous ! En bas ! Je le respecte toujours, mais il faut bien admettre qu'il passe son tour. Peut-être qu'il reviendra ?

Quant à Marie-Georges, vu la tannée qu'elle a prise jadis, je ne crois pas qu'elle tienne à rejouer... Elle préfère soutenir (ce qu'elle fait avec son talent et sa loyauté).

Et une campagne n'est pas seulement suspendue au talent du leader. Moi je trouve que Clémentine Autin ferait une bonne candidate, soutenue par tout le mouvement (qui DOIT aller du NPA à la gauche de EELV en passant par tout le FdG et ND) qui ne veut pas d'un duel Juppé-Le Pen. 

Elle a une image de socialiste, d'écolo, de féministe. Et dans la campagne, sa dimension politique se développerait sans doute.

Mais de répéter partout comme un perroquet "la 6, la 6, la 6" c'est "faire quelque chose" ???

Il y a des tas d'initiatives. Allez donc voir "Faits et Arguments pour la Démocratie et le Socialisme" (édition participative da,ns Médiapart).

Mais est-ce une bonne manière de les intéresser que de mettre en avant un mot d'ordre aussi abstrait (sinon même complètement VIDE !).

Cela dit, c'est une vacherie de mettre ça sur le dos de Mélenchon. C'est une idée parmi d'autres de Mélenchon. Autre idée : aller vers la mer... On peut critiquer tout ça mais c'est pas Mélenchon qui hénnit "la6la6la6la6la6" toutes les 5 minutes, au point de jeter le discrédit sur cette formule, c'est Magne...

Monsieur

Non que je me fasse beaucoup d'illusions sur l'avenir d'une initiative "venant du haut"

Et bien, je m'en fais encore moins que vous !

Ce n'est certainement pas une question "d'égo". Mais certainement plus de "culture" politique. La campagne, et surtout la façon dont elle est avancée, proposée, ne me plait pas du tout. Encore une fois, ça n'a rien a voir avec Podemos. Dont vous feriez mieux de vous inspirer, au lieu de chercher à le phagocyter, surtout d'une manière si malhabile...

En France pour la M6R beaucoup ont signé mais ça ne veut pas dire qu'ils sont engagé dans les assemblées qui actuellement ont si peu de pouvoir. Beaucoup ont signé et regardent sur le compteur si le mouvement prend de l'ampleur ou pas. Pour Podemos, on ne signe pas, on crée des cercles indépendants comme ceux qui fonctionnent déjà en Espagne et qui vont voter ce week end. En ce qui me concerne, j'ai signé M6r, mais je suis engagée sur Podemos. Voilà une mesure d'engagement !Soit les gens décident maintenant de se prendre en main et n'ont besoin d'aucun lead, soit ils espèrent et croient encore à un mouvement entrainé par queslques uns, ces quelques uns qui écrivent des projets dans lesquels jamais personne ne se retrouvera que ceux qui l'ont écrit! Baliverne, espoir déçu, échec..etc Par contre ce que nous créons dans un cercle citoyen podemos indépendant, c'est nous qui le faisons et si ça ne marche pas, nous pourrons nous en prendre qu'à nous mêmes ! Mais si nous le voulons, nous pouvons !

En même temps, je me rappelle très bien de ce qui s'est passé la dernière fois qu'une initiative de ce genre a été lancée en France : cela s'appelait les "comités anti-libéraux", et ils ont été pour le coup complètement phagocytés, noyautés par le PCF -la LCR s'y était prise trop tard.

Le problème, c'est que dès qu'une initiative citoyenne n'émanant pas d'un parti voit le jour, elle est noyée, détruite par tout ce que ce pays peut compter d'organisation politiques. Si un mouvement d'ampleur émerge, la prmière chose à faire sera de dire aux partis "pas touche avec vos sales pattes". Et à ce niveau-là, les organisations à gauche du PS sont toutes à blâmer, il n'y en a pas une pour racheter l'autre.

Donc, si l'on veut l'émergence d'un mouvement social "d'en bas", il faudra accepter de le laisser s'étoffer et ne pas le récupérer. Sinon, on en reste aux initiatives d'en haut très probablement vouées à l'échec.

Je suis parfaitement d'accord avec ça ! Ce qui implique une forme d'organisation (ou d'auto organisation) trés particuliére, et qui n'a pas une "vieille tradition" en france, ou celle ci est largement plus "social démocrate" ou "stalinienne" (ces deux là étant différentes historiquement, mais impliquant toutes une centralisation extréme des initiatives)

Vous avez raison, mais je ne vois pas bien le rapport avec le folklore royaliste qui perdure en Europe.

@Marc Tertre

Et oui, il ne semble pas être de votre goût d'essayer de changer les choses en France démocratiquement, dans la paix civile, en demandant à chacun ce qu'il faudrait faire ?

Le changement de la Constitution qui régit une grande partie de notre vie dans la société française, est une condition nécessaire pour que les choses changent en France.  Nous avons vu précédemment que même plusieurs millions de manifestants dans les rues n'impressionnent pas les gouvernements ! Ni leurs échecs !

Monsieur Marc Tertre expliquez nous votre méthode pour changer les choses. Je suis impatient de l'apprendre.
Amitiés.
Ps : le mot République mérite à mon avis une majuscule !
m6r

Ne pas tout confondre SVP!

Podemos est un parti avec un programme politique créé pour gouverner dans le cadre des institutions espagnoles.
le mouvement pour la VIe n'est pas un parti politique, il n'a donc pas de programme politique.

Son unique objectif doit être de changer les institutions de la Ve clairement non démocratique pour redonner plus de pouvoir au peuple. Je vous ai défendu sur differents fils de discussion mais vous ne semblez pas vous-même comprendre de quoi vous parlez! (j'accorde que Mélenchon aussi parfois s'embrouille...)

Faite un minimum d'effort SVP, l'heure est grave! Un minimum de Chouard par exemple pour être moins à l'ouest sur le sujet?

le roi a été utile au moins une fois au cortes

bon, delà à lui donner une rente à vie ...

Souveraineté du peuple mais aussi le respect de la Terre nourricière et de toutes ses créatures, les animaux en particulier.

Ne vous inquiétez pas, il y en aura pour tout le monde.

Il y a un point essentiel dans le mouvement "podemos" que les posts ci-avant ne prennent pas en considération, il est (de mon point de vue) essentiel; Au delà de la querelle sur la pertinence d'un projet de 6 eme république. C'est le charisme de Pablo Iglesias.
Je l'ai plusieurs fois écrit, Melanchon aussi pertinentes que soient ses positions et ses reflexions, n'a pas la fraicheur et le charisme d'Iglesias, il n'y pas de version française de Tsipras ou Iglesias.

Il y a une dimension émotionelle que portent les hommes qui pour moi est essentielle en politique. Non obstant à l'arrivée c'est l'action en concret de ces acteurs qui est importante mais dans le processus démocratique de  prise du pouvoir la personalité du leader est essentielle.

Vous avez raison, la France manque cruellement d'une figure charismatique qui saurait rassembler la "vraie" gauche. Cependant je ne crois pas que c'est le leader qui fait le mouvement, s'il y avait une réélle dynamique populaire vers les idéaux de gauche, le leader s'imposerait par la force des choses, un exemple concret : il y a une réelle dynamique populaire vers les idéaux identitaires en France, plusieurs figurent charismatiques s'imposent pour fédérer ce mouvement. (figure politique : Marine le Pen, figure intellectuelle : Eric Zemmour) Le France ne manque pas de penseurs ou de jeunes politiques audacieux qui sauraient tenir ce rôle, le problème en France est que les classes populaires ne croient plus aux idéaux que la gauche défend.

"Mélenchon", pas "Mélanchon".

Le charisme ? Lol et la competence 20 dieux? Cest pas plus important?

Merci.

Est-ce que "Nouvelle Donne" en France est le pendant  de PODEMOS ?

Non c'est vrai, il n'y a pas qu'Iglesias mais il a été l'homme arrivé au bon moment au bon endroit.
Que manque t'il en France?

Par ailleurs je comprends l'Espagnol et j'avoue que l'ami Pablo, dans un débat il décoiffe. Rien à voir avec notre Melenchon. Pablo est à a fois calme, posé, tout en dégageant énormément d'energie, il a dans un débat un sens de la répartie, déconcertant pour ses adversaires.

A coté meluche est plutot teigneux, moins sympa (ancore que moi je l'aime bien)

Non!

Pablo, il décoiffe… avec sa fraîcheur. D'accord.

Mais Mélenchon, il décoiffe tout autant avec son analyse historique sans faille.

En féminin, il y aurait Clémentine, aussi fougueuse que Pablo, version française et féminine… Les figures sont prêtes… c'est juste du mouvement qu'on est en deuil, ici, en France, depuis la claque des retraites… et tout ce qu'on est en train de s'avaler depuis…

Si le motif c'était la VIe, ça me va (j'ai signé, et je suis prête pour le cahier des doleances, et avec quel plaisir !)… mais ce sera peut-être tout autre chose – et les sujets ne manquent pas. L'important, ce sera d'en être, et d'arrêter de jouer les timorés ! De faire le lien…

 

Pourquoi êtes-vous aussi catégorique?

Les candidats aux Européennes ont été désignés par des jurys d'adhérents tirés au sort.

Une grande consultation de la base vient d'être organisée au sujet de l'organisation du parti sur un modèle qui ressemble fort aux débats au sein de Podemos.

Les figures sont prêtes… c'est juste du mouvement qu'on est en deuil.

Cela va un peu ensemble... Il faudrait peut-être justement oublier «les figures» et réfléchir à des propositions, pour s'en sortir, dans un  mouvement citoyen conscient, créatif et optimiste.

Pour une meilleure compréhension de la réussite quant à l'implication citoyenne dans ces mouvements apolitiques d'"indignés" en Espagne, il serait intéressant peut-être de projeter aussi une lumière sur le niveau de corruption et de prévarication atteint, non, pas atteint, dévoilé peu à peu maintenant que l'époque du "ladrillo" corrupteur et corruptible n'y est plus et que les vaches grasses deviennent maigres mais pas pour tout le monde.

 

Les banques et ses dirigeants au plus haut niveau, nommés toujours par les copains coquins qui sont propriétaires de millions de logements vides après expulsion de celles et ceux qui les occupaient dont la plupart continuent de rester débitteurs de sommes très importantes sont à l'origine des mouvements de mobilisations de la PAH.

 

Ces mêmes banques qui ont extorqué les économies de plusieurs années à de milliers de petites gens sont à l'origine du mouvement citoyen "contra las Preferentes."

 

Ces mêmes banques que pendant que l'on les renflouait avec l'argent du contribuable, distribuaient des cartes bancaires à utilisation illimitée aux personnes faisant partie du conseil d'administration dont les millions d'euros utilisés passaient en comptabilité noire, rubrique "erreurs informatique et vols de cartes bancaires" (quel sens de l'humeur!) pendant que l'on donnait des leçons de bonne conduite au citoyen lambda et que l'on le culpabilisait d'avoir vécu par-dessus de ses moyens... Un ancien directeur du FMI en est l'un des plus gros utilisateurs de cette manne alors qu'il touchait par ailleurs un salaire de plusieurs millions annuels.

 

Les implications de dirigeants et de "personnalités" faisant partie du gotha politico-financier du pays dans le cas Gürtel; familiers proches du roi dans les détournement de fonds sociaux, le "Père de l'Independatisme Catalan", Jordi Pujol, qui avec son mouvement politique et à la tête de la Generalitat détourne les fonds publics durant décennies profitant des offres publiques des marchés ... ne sont que quelques exemples de ce qu'alimente l'indignation du citoyen espagnol qui découvre chaque jour une malversation à son détriment alors que les juges qui osent aller au fond sont destitués ou se retrouvent en prison.

 

C'est un moment politique dur et difficile pour les millions de familles à qui l'on "reforme" leur droit à la santé, à l'éducation, à la liberté, avec l'Eglise Catholique toujours en soutient des ultra qui attendent impatients la privatisation des services publics. Millions de familles et de citoyens qui assistent bouche ouverte à l'incompétence et à la désinvolture des dirigeants politiques, nommés eux aussi par copinage, restes de ce franquisme qui a pollué le vivre ensemble, mais sans aucune capacité pour occuper les postes (voir le traitement honteux du cas d'Ebole de l'infirmière Teresa Romero...) qui sont à l'origine des "marées" vertes, blanches, trains de la liberté et toutes les autres...

 

Podemos et d'autres mouvements donnent de la voix et expriment cette indignation mais ce sont les citoyens qui en sont à la base; cet élan durera un temps, pourvu que cela dure le temps nécessaire au renouveau de la vie et de l'action politique! Pourvu que nous n'oublions trop rapidement que nous sommes tous de la même condition humaine et que la régulation et l'implication citoyenne sont la seule fragile barrière pour se protéger des excès. 

De ce côté ci des pyrénées aussi il y a une dynamique qui mobilise ("sumando") : Patrick Sébastien et Michel Drucker (50 ans...).

La France manque surtout d'appliquer sa constitution. Il serait intéressante de contrôler que les lois la respecte. C'est pas le conseil constitutionnel qui le fait. Ce mouroir de pourriture.

Merci beaucoup pour cette information! Je reconnais que j'avais eu une nausée montante d'incompréhension qu'un mouvement naissant européen prenne le slogan d'un Obama dont il n'y a décidement plus rien a attendre si ce n'est encore plus de colère et de dégout et de sang aux quatre coins de la planète.

Bonjour, c'est avec plaisir. Même si les politologues qui font parti de PODEMOS doivent s'inspirer des stratégies de campagne numérique et cibles démographiques qui ont été introduites par Obama, ils ont bien d'autres points de répère au sud.

Par exemple, dans sont discours suite au score lors des élections européennes, Pablo Iglesias à fait écho du fameux discours d'Hugo Chávez après sa tentative de coup d'état en 1992, en dissant que "por ahora" (pour l'instant) ils n'avaient pas réussi à s'emparer du pouvoir. 

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J'ai prévu de revenir sur la "sociologie" du parti - sur ce point, Iglesias et sa "garde rapprochée" ont un discours très clair, pour ne pas devenir l'"élite" politique / académique qu'ils stigmatisent à longueur de journée... On y revient bientôt. L.

Oui, l'entre-soi est un grand, grand danger réel dans divers mouvements sociaux y compris au coeur de l'altermondialisme. Et, en France en tout cas, il y a une résistance farouche à tout effort pour en sortir. Et cela est, effectivement, paralysant pour la progression du mouvement au-delà d'un cercle très restreint. Espérons que les espagnols en sont conscients et prêts à relever le défi.... Peut-être que les français se rendront enfin compte de l'étroitesse endémique de leur travail important mais très limité.

détrompe toi ils ont attiré beaucoup d'abstentionistes, 10,6 avec ceux qui avaient avant voté blanc ou nul c'est 12% de son électorat  ÇA C'EST IMPORTANT, mais également jusqu'à des gens du PP de droite, (ils sont sciés à la direction du PP) IU ce sont les communistes,

podemosprocedenciapoyos

A la lecture de l'article, du refus d'Iglésias du tirage au sort, de vouloir construire une structure hiérarchisée - donc militaire ou il faut obéir aux ordres même si on n'est pas d'accord (comme tous les partis politiques, et encore plus le PG), c'est ce que nous pourrions craindre : la constitution d'une nouvelle "caste" de politiciens professionnels, comme au PG (structure hyper hiérarchisée, dont les membres de Grenoble téléphonaient toutes les 5 minutes au siège lors des négociation avec EELV pour prendre les ordres des "chefs".), je crains fort qu'il ne glisse vers une pente à la PG, qui refuse tout tirage au sort, dont tous les caciques (ou presque) faisaient parti du PS avant 2008 (alors qu'on sait que le PS est libéral depuis 30 ans...), qui saute sur tout ce qui bouge pour en faire du buzz (comparé Kerviel à Dreyfus, quand même... :-( , faire une OPA hostile sur la volonté de beaucoup à une 6e république, traiter d'esclaves les travailleurs qui défendent leur boulot, lancé des excomunnications comme au bon vieux temps du stalinisme...).

Bref, on voit se pointer une dérive autoritaire qui va totalement à l'encontre du mouvement des indignés et des citoyens ouvert à toutes et tous.

En France, Mélenchon et sa clique on déjà récupéré le désir pour un changement de République, hélas. Ils ont en quelque sorte déposé le brevet. Cela va en rebuté beaucoup. J'ai signé. Mais je ne participerai pas. Je préfère faire un vrai travail de terrain en tant que militant associatif.

Aucun parti de la gauche (dont j'exclu le PS, même les pseudos frondeurs), ne peut mobiliser. Ils sont bouffés par des calculs électoraux à la petite semaine, sans la moindre véritable vision et/ou projet d'avenir. Ils ont tous trop longtemps couché dans le même lit que le PS (EELV, PG, ND...). Ils sont même des freins à la levée d'un véritable mouvement démocratique qui leur ferait concurrence et les enverrait aux oubliettes. Ils ont trop besoin de justifier de leur prétendue utilité et incontournabilité (d'ou l'OPA de Mélenchon et du PG sur la VIème, avant que des citoyens s'en emparent et les rejettent...).

Bref, je préssent une très mauvaise évolution de PODEMOS, à la lecture de l'article.

Quant à la France, c'est bien pire.

La Gauche est monopilisée par des partis non démocratiques véritablement, qui ne représentent qu'une infime minorité et qui squattent les "valeurs de gauche" sans aller jusqu'au bout de leur application. Mélenchon et les autres nous font perdre 20 ou 30 ans.

Ce sera pour les générations suivantes.

Je vais continuer de me battre au quotidien, travailler avec tous les militants de gauche (et même au PS il y en a encore), voir du centre (certains ont de vrais engagements pour le respect de tous les autres, les sans-papiers, les mal-logés, les chômeurs, les expulsés, les "excus de toute sorte et pourraient sur ce terrain-là en remontrer beaucoup à certains qui se disent "de gôche").

Mais je n'attends RIEN des structures PS, PG, EELV, ND... #CQFD

Détail très intéressant. Merci (surtout quand on n'est pas hispanophone, mais néanmoins très intéressée par le phénomène !)

Le PG, EELV & ND, tous confondus sont loin de donner envie de voter aux abstentionnistes avec une telle ampleur. Peut-être aux présidentielles de 2012... Aujourd'hui ce serait plutot le contraire. Je ne vois aucune de ces structures en prendre conscience (peut-être...), mais surtout se demander pourquoi, avec honnêteté, et prendre leur part de responsabilité ! C'est plutôt le simplisime idéologique qui règne en maître, avec des réponses pré-machées et faciles à annoner pour le "peuple"...

Merci pour cet article intéressant qui reflète les problématiques auxquelles sont confrontées les mouvements et partis naissants en France. Notamment le problème d'élections précipitées, pour lesquelles ces mouvement ne sauraient garantir le respect d'un cahier des charges fondamental de la part de leurs représentants. Les fondamentaux philosophiques sont à définir en 1er lieu par souci de cohérence politique. 

C'est effectivement l'un des points les plus contestés, durant ce congrès - et qui est assez compliqué à résoudre. Si Iglesias rechigne à donner aux "circulos" l'ensemble du pouvoir pour décider de la participation ou pas aux municipales, et désigner les éventuels candidats, c'est sans doute aussi - je n'ai pas vérifié, mais beaucoup de militants de Podemos le reconnaissent - que le travail des assemblées est très inégal: certaines passionnantes, d'autres beaucoup moins. C'est donc très risqué, pour une formation si jeune, de se reposer entièrement sur les "circulos" d'ici aux municipales de mai prochain - c'est en tout cas l'analyse d'Iglesias. Il reste encore à ce que les 130.000 inscrits sur le site de Podemos le suivent. L.

"Les fondamentaux philosophiques sont à définir en 1er lieu par souci de cohérence politique. "

quelqu'un qui sait penser!

qu'il y-a-t-il de commun à ces circulos, le refus de la pauvreté, du libéralisme, de l'austérité, l'exigence de transparence, il n'est quà voir la France pour comprendre que si on ne définit pas un cadre philosophique de contre-propositions on risque de donner le pouvoir à n'importe qui.

Hitler a bien annulé les dettes des paysans etc...

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

Le débat dans Podemos est intéressant :

dans le cadre de la "démocratie internet", faut-il faire

- une machine électorale internet adaptée aux régles du jeu de la Constitution espagnole et avoir le maximum de députés sur une programme de justice sociale et environnementale, de démocratie réelle  (c'est d'après ce que je comprends la position d'Iglesias, qui veut reprendre le succès relatif de Podemos aux européennes) ;

- un mouvement politico-social internet, basé sur des cercles locaux, ancré dans les municipalités, comme le proposent des militants issus de Isquierda Unida ?

Pour dénouer ce problème, il faut une analyse fine de l'Etat dans la société capitaliste internet et du rôle du gouvernement dans l'Etat. Le tout dans la situation espagnole. Dans un premier cas, on vise l'urgence et on joue quitte ou double (ou le compromis avec certaines autres partis si on n'a pas la majorité) : c'est un peu le calcul de Mélenchon avec sa VIe République liée à l'élection présidentielle de 2017. Dans le deuxième cas, on vise - pour les mêmes objectifs au départ - la construction dans la durée, la guerre de positions à la Gramsci, dans une société civile et un Etat complexe. Politique de mouvement ou politique de positions ?

"- un mouvement politico-social internet, basé sur des cercles locaux, ancré dans les municipalités, comme le proposent des militants issus de Isquierda Unida ?"

Izquierda Unida ? Je crois que vous confondez avec Izquierda Anticapitalista (http://www.anticapitalistas.org), dont une militante, Teresa Rodriguez,  est un(e) des 5 député(e)s européen(ne)s de Podemos

 

Merci de cette précision, j'avais lu un peu vite et cru que des militants d' Izquierda Unida (issu du PC espagnol) participaient à Podemos. Déformation franco-française...

Pour information, Izquierda Anticapitalista est un peu l'équivalent espagnol du npa.

Article très intéressant pour moi. Podemos est un mouvement politique utilisant fortement le Net pour identifier les demandes sociales et la validation de ses propositions comme l'a fait avant lui 5* de Grillo mais dont le leader a une ligne politique affichée de gauche. 

En Italie, cela a permis à 5* d'obtenir 25% des voix mais le système des partis traditionnels a pu faire face et s'adapter de sorte qu'il se survit à lui meme et que Grillo et 5* n'ont pas pu influer sur le cours des choses, ni en proposant ni en blocquat. Pour ce faire, le PD et Renzi ont du accepter un deal avec Berlusconi.

Podemos peut s'appuyer sur le précédent 5* tout en ayant une ligne politique plus claire et de gauche avec un moindre potentiel électoral peut etre, pas nécessairement compte tenu des différences de contexte italien et espagnol, mais au final des résultats qui peuvent être plus féconds.

Leur tendance à polluer systématiquement les discussions, en se croyant le centre du monde, le tout avec des messages d'une grande vacuité (cf. plus haut), est le problème. Mediapart ne saurait être la vitrine publicitaire d'une quelconque organisation.

Après, un "mouvement citoyen" lancé par un vieux routard de la politique (JLM) adossé à une structure partidaire existante (le PG)... On dirait que les éléments de langage ont un certain succès.

 

Antoine P vous a exprimé ce que je pense : vous polluez.

Je ne suis membre d'aucun parti et je pense même que les signataires actuels sont majoritairement dans le même situation. Faudrait-il rester en retrait d'une grande avanture sous prétexte que JL Mélenchon (pour qui je n'ai pas voté à la présidentiele) en est le promoteur ? Je viens de lire la contribution de Martine Aubry pour les états généraux du PS qui se conclue de la manière suivante : La prochaine République doit rééquilibrer les pouvoirs de l’exécutif et du législatif, conforter encore l’indépendance de la justice, inventer de nouvelles voies d’implication des citoyens, et garantir la pérennité des services publics et de régimes sociaux, et la protection de l’environnement.

Devrait-elle se taire sur le changement de République au prétexte que le M6R  en cours de constitution est porteur de ces idées ? Idem pour les les Verts, le PCF et bien d'autres mouvements sociaux, syndicaux ou responsables politiques français ?

si ça avait à voir avec le sujet ça ne polluerait pas car franchement la situation espagnole ne peut être rapprochée de celle de la france. 

+1 !

La même Martine Aubry qui n'arrêtait pas de déclarer que les politiques d'austérité étaient nécessaires?  Vouloir la faire revivre, c'est risquer nos abstentions. Pour ma part, j'ai tourné la page des vieux routards du PS.

Je ne veux rien faire revivre du tout. Ce n'est pas mon propos. Je voulais simplement faire ressortir que l'idée de 6ème République et de la nécessité de changer les institutions sont largement partagées. Reste à les faire vivre.

L'idée est peut-être partagée mais pas clairement comprise. Car certaines vieilles têtes d'anciens clubs politiques qui s'en reclament sont à mille lieux de ma conception de la démocratie exercée par le peuple pour le peuple.

C'est également mon opinion, c'est pourquoi j'ai signé pour le M6R qui pour l'instant est le seul mouvement non partidaire qui agit concrètement pour rassembler les citoyens sur cet objectif hautement démocratique.

Voir ici : http://www.mediapart.fr/journal/france/280914/gauche-un-petit-pas-vers-le-changement?onglet=commentaires#comment-5382125

Il y a aussi :

http://www.m6r.fr/category/les-declarations/

Je me demandais s'il était possible de rajouter sur la liste des déclarations, les reflexions de collectifs sur certains thèmes importants allant dans le sens de la 6R. Ou de créer un site  pour cela.

Merci pour cet excellent article et pour la couverture du congrès !

"En clair : jusqu'où faut-il accepter de se « normaliser », pour gagner en efficacité interne, sans perdre son âme et se couper du mouvement « indigné », dont Podemos est l'une des réincarnations, trois ans plus tard ?"

Cela me semble, effectivement, une question primordiale - et c'est la première que je me suis posée lors de leur succès électoral au mois de mai : comment garder son coeur et son âme en s'intégrant dans le "système" ? Le renoncement d'Iglesias vis-à-vis du tirage au sort ne me semble pas de bonne augure, mais attendons voir....

Je me souviens de la fin de "Germinal" lu il y a presque 30 ans : les mineurs ont gagné la bataille et dès qu'ils accèdent au pouvoir, ils deviennent à leur tour des oppresseurs..... Le cycle recommence et la germe est re-semée....

(Malheureusement, je ne retrouve plus le livre sur mes étagères : ça doit être un de ceux qui ont "péris" dans un garde-meuble trop humide.... Car cela m'aurait permis des citations exactes qui contre-disent clairement une lecture trop purement marxiste de ce roman encore plus intelligent que la lecture idéologiquement réduite qu'on en fait habituellement...)

 

Si vous parlez du "Germinal" de Zola, il est disponible sur Wikisource.

http://fr.wikisource.org/wiki/Germinal/Partie_VII

 

PS: je rajoute que cette phrase est en elle très inquiétante : " s'emparer du pouvoir d'ici fin 2015" - "s'emparer du pouvoir" c'est toujours un but dangereux, c'est souvent la mère du compromis et de la corruption des idéaux.....

Dès lors que l'on sort de la constestation pour entrer dans la proposition et donc dans la politique c'est bien pour être porté au pouvoir et mettre en oeuvre ses options politiques, sociales et économiques. Exercer le pouvoir est la finalité de la politique. Si Podemos ou d'autres mouvements protestataires européens s'organisent politiquement c'est parce qu'ils se rendent compte que face à la firme libérale  aucun changement ne sera possible sans l'exercice du pouvoir.

C'est, possible et je comprends... Mais quand le but est d'atteindre et de détenir le pouvoir, il faut faire très, très attention ... C'est pourquoi le tirage au sort et la limitation du pouvoir dans le temps sont au coeur des revendications de beaucoup de gens... La finalité doit rester un monde plus juste et écologiquement viable. Quand le pouvoir en soi devient une finalité, la porte est ouverte à beaucoup d'abus.....

A mon avis. Qui peut changer on sait jamais.

Oui, et c'est bien là que se situe le noeud du problème.

Même craintes...

Le pouvoir n'est la question puisqu'il faut l'exercer pour changer les choses. La question est effectivement de savoir comment on exerce le pouvoir. En ce sens vous avez raison se pose la problématique de l'intervention du peuple. Comment va t'on associer le peuple aux décisions, comment éviter qu'une nouvelle oligarchie ou élite s'empare des leviers du pouvoir, comment pouvoir mettre fin au mandat d'élus qui faillissent à leurs engagements, comment faire participer un maximum de citoyens à la vie politique et démocratique ? Autant de questions qui méritent en effet que les règles soient clairement établies et que les moyens de les faire respecter soient également mis en oeuvre.

Bien au contraire. Je trouve votre intervention très éclairante, concrète, pragmatique. J'irai voir ce fameux lien sur la conférence de Michel Serres. Merci.

D'accord avec 90% de vos arguments (même âge...), j'avais déjà posé ce problème de technicité d'Internet, il y a peu, dans une série de commentaires, en réponse à quelqu'un qui disait que nous même militants, nous nous servions de Gmail ou Yahoo (avec les risques que ça comporte), faute de ne pas savoir nous servir d'autres outils. Quand j'ai proposé à ce même commentateur d'ouvrir une édition ou un blog ici même sur ce sujet, il m'a répondu que oui, ce serait utile mais qu'il n'avait pas le temps... Personne n'a semblé rebondir. Triste et décourageant.

Contrairement à vos arguments, j'ai personnellement, aussi, besoin de "réelle life" Sourire, à l'exemple des "cercles" dont l'article parle : de local, qui apporte des résultats concrets et immédiat dans la convergeance des luttes, locales, nationales, européennes et même mondiales. Ce que je mets déjà en pratique localement depuis l'après 12 avril.

J'y rencontre (entre autres) des "mediapartiens", mais nous aurions peut-être pu gagner du temps avec l'opération inverse...

Internet n'empêche pas les rencontres. Je pense que les 2 sont totalement compatibles. Si je milite pour internet c'est en pensant à tous ceux qui ne peuvent pas se dégager pour des réunions. Ce peut être pour des raisons de localisation (espace rural par ex, ou Français résidant à l'étranger-mon cas), pécuniaires (coût d'un déplacement trop élevé), gestion du temps (qui exclut notamment les mères de famille. Ce n'est pas normal, je suis d'accord mais les clichés ont la peau dure), handicap et bien d'autres encore...

J'ai écouté avec un grand intérêt la conférence que vous avez mis en lien. Je ne m'étendrais pas sur les points d'accord avec M.S, ils sont nombreux. Je souhaite juste émettre non pas une opposition mais une crainte concernant sa démonstration sur l'adresse. S'il dit vrai, que devienne alors tous ceux qui pour diverses raisons ( économiques, géographique, sociales) sont privés d'adel ? Le vocable de réseau social pour parler de réseau électronique est-il adapté dans le cas ou des millions d'individus sont privés de domiciliation électronique, d'adresse ? Si l'adel devient la norme ils sont dès lors désocialisées de manière encore plus violente. C'est le risque qui existe si l'on concentre l'activité sociale, politique et démocratique sur le net. Cette question est soulevée par un participant au forum sur le site m6r.fr. Que deviennent tous ceux qui ne disposent pas des moyens d'acccès à l'internet ? Comment peuvent-ils participer à la vie citoyenne de leur pays ? Enfin je vois un deuxième risque à déplacer la vie sociale et démocratique sur les réseaux virtuels. Il s'agit de l'isolement dans lequel sera plongé (et est déjà pour nombre d'entre eux) l'être social qu'est l'humain. Ceci étant dit je crois qu'il ne faut pas opposer les choses et qu'elles sont complémentaires. Le lien que permet le net est considérable et la nécessité de maintenir le lien social réel est vitale. A mon sens un réseau  uniquement électronique ne peut donc être qualifé de social. C'est ce que me semble t'il ont compris les PODEMOS puisqu'ils jouent sur la complémentarité du net et des assemblées citoyennes. On pourrait bien évidemment développer les maison virtuelles communes sous la forme de cyberhôtels gratuits, il restera que ceux-ci seront des lieux de rencontre physique des individus et cela est heureux car le lien social réel est irremplaçable.

Absolument d'accord. Je ne dis pas qu'il ne faut que du net. Mais cette 3ème révolution que décrit Serres est commencée. Entre la 1ère et la 2ème, presque 2000 années se sont écoulées. Entre la 2ème et 3ème un peu moins. Donc, on peut considérer qu'on fait nos premiers pas dans ce nouvel espace. Nous n'avons aucune idée pour le moment des bouleversements qu'amèrera cette 3ème révolution. Tout est à imaginer et tout est possible. Avant que le livre imprimé soit accessible à tous, il s'est passé un paquet de siècles...(et encore ! On ne peut pas dire que la bible fut un modèle de démocratisation). Aujourd'hui, le net n'est pas accessible à tous mais c'est évident qu'il le deviendra un jour. En attendant, puisque nous sommes délivrés de l'obligation de mémoire,(Serres parle de stockage) on peut mettre à profit le temps libéré sur le traitement de l'information.

Médiapart a bien compris ce qu'il fallait faire. Chaque sujet traité vient s'ajouter à une histoire déjà traitée (pour peu qu'il ne soit pas le premier épisode de la série). Les intéressés peuvent faire ressurgir la mémoire à l'aide de liens vers des articles antérieurs. Je trouve cela particulièrement intéressant. D'où cette ligne du traitement de l'info qui s'inscrit dans la continuité. En faisant cela, Médiapart illustre à merveille les propos de Serres. On se libère de l'obligation de mémoire. Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, Médiapart n'est pas la mémoire!! Il est un petit bout de la mémoire collective, stockée et éclairée par son traitement qui lui est propre!!! Voilà une belle illustration de ce que permettent les nouvelles technologies.

Les hommes et les femmes sont par nature tous des capitalistes en puissance ou en sommeil. Donnez leurs le pouvoir et on obtient un petit ou un grand dictateur. Depuis que nous somment sortis des cavernes nous n'avons pas évolués dans ce sens, la loi du plus fort et toujours en rigueur. Alors que la loi des plus nombreux serait plus logique. Ce que nous appelons démocratie par l'élection n'a de démocratique que le nom, qui est usurpé a tout va. Réécrire la constitution par des tirés au sort est sans aucun doute la meilleure solution. Mais ce n'est pas demain la veille, plus de professionnel de la politique, plus de parti, plus de gauche ou droite, que des citoyens.

Mais ce n'est pas demain la veille... Alors, qu'est-ce qu'on fait ? On se recouche ? Ou en tente au moins, de s'en donner les moyens ?

Le peuple, les gens, les citoyens, le tout un chacun,  constitue une force de réorientation, voir de bascule, ils n'ont pas vocation à s'impliquer durablement une fois que des délégués ont pris en charge leur désir de changement, l'ont transcrit dans la politique, l'art d'organiser la cité, ne ne serait-ce que parce que lors qu'un avenir se dessine, ils ont beaucoup à s'investir pour s'y inscrire.

Leur demander de renoncer à tout contrôle avant même la bataille des élections c'est les renvoyer à la désespérance, la question étant de trouver un accord de représentation élective devant eux en cas de souci.

Effectivement cest assez bizarre qu'à l'heure où le moindre évènement est filmé ou restrancrit sur le net, il n'y ait pas les deux motions en ligne, même sans traduction., car même si la situation réelle des français est bien différente des espagnols ou des italiens, la manière dont ils s'organisent pour organiser le changement et les raisons qu'ils évoquent pour adopter une configuration plutôt qu'une autre nous concerne tous.

Elles existent peut-être quelque part, mais pas dans le prolonger, comme si on n'avait besoin de savoir seulement qu'ils hésitent entre une organisation verticale et une organisation horizontale et qu'aucun ne pense à un mixte des deux.

Arrivée avec le plus de voix:

http://claroquepodemos.info/wp-content/uploads/2014/09/Borrador-de-Compromiso-%C3%89tico.pdf

puis:

http://www.sumandopodemos.info/

Merci pour les liens. Je parle espagnol, mais quel dommage pour les autres… Idem, ici pour le discours de Pablo, pas de traduction. Incroyable, non… à l'heure où nous avons les moyens techniques de la révolution horizontale :-)

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  • 20/10/2014 04:57
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Pour avoir connu suffisamment ces choses, le discours de leur leader, comme le relèvent quelques commentateurs, recèle certains germes de durcissement autoritariste, À TERME. 

Éternel débat. Voir sur MDP Onfray vs Badiou : c'est tout à fait ça. 

Mais on les soutient quand même à donf. 

Quant à la 6ème, on n'est pas sorti d'un sacré méli-mélo bien à la française. Hélas !

Les Gaulois sont archi-querelleurs entre eux, n'est-il pas ? Clin d'œil

 

Oui, bon ...
La chasse aux déserteurs de la politicaillerie, bat son plein chez les gauchistes, en France comme en Espagne.

"Podemos", veut créer un nouveau "syndicat", pour pouvoir "aussi", se présenter aux élections syndicales, aussi désertées que les élections générales.

Ca manque de radicalisme. Plutôt que de chercher à attirer le peuple  abstentionnistes, dans les bureaux de votes, il serait plus ambitieux de créer un Nouveau Peuple, plus conforme aux plans de carrières des Nouveaux Politiciens.

Le syndicat CNT n'est pas le mieux placé en Espagne... trop gauchiste, trop sectaire et hors-sol. Regardez plutôt du côté de la CGT, pour l'anarcho-syndicalisme... ou du SAT pour son implantation en Andalousie et son combat pour les droits humains - Premio Derechos Humanos 2013 :

El SAT, Premio Derechos Humanos 2013 © Efeko O'Brian

La CGT espagnole est l'héritière de la branche réformiste de la CNT, elle a été formée par des gens exclus de la CNT.
Elle participe aux élections syndicales et pose sa signature partout ou elle peut.
Politiquement, c'est à peu près la même ligne opportuniste, qu'Alternative Libertaire en France.

La CGT n'a pas été exclue... elle a juste abondonné une sctructure groupusculaire, des fossiles sectaires et des hors-sol.

C'est vrai qu'elle est "moderne", et vraiment, vraiment, pas sectaire.

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  • 20/10/2014 10:38
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Il ne faudrait pas oublier de faire l'analyse hisorique de la "politique" en Espagne. Relire Orwel "hommage à la Catalogne". Et l'on retrouve à peu près la même "scission" ou différence de projet dans Podémos que pendant la guerre d'espagne dans les années 36 / 37. D'un côté une décision pyramidale avec à peu près la même organisation qu'un parti (même si ils s'en défendent) et de l'autre une proposition plus "révolutionnaire".

En France nous n'avons pas le même regard "révolutionnaire" nous sommes plus dans la recherche d'un leader. N'en déplaise aux nombreux abonnés médiapart dont le coeur est invariablement avec Mélenchon, le changement ne se fera pas en suivant les mêmes chemins des partis ou syndicats. C'est usé, il faut que les "gens", le "peuple" prennent leurs affaires à leur compte et ce n'est pas gagné avec le repli sur soi des Français actuellement.

La 6è république oui c'est évident, mais pas derrière un parti, et c'est bien ce qui ne va pas aujourd'hui. Exemple : le PG propose un rassemblement à la République (à Paris) pour demander la 6è république, mais ce rassemblement dure une ou deux heures et après on rentre à la maison. Comme pour les manifs on marche et on rentre à la maison....  Si il y avait un mouvement du peuple sans la prise en main d'un chef.... la république serait occupée et on ne rentrerait pas à la maison......

Je sais que je vais être déconseiller par tous les afficionados PG ... mais bon ils sont trop dans le moule du suivisme pour ouvrir leur esprit à autre chose, pourtant ils devraient lire "note sur la suppression générale des partis politiques" de Simone WEIL écrit en 1943 tout est dit dans ce court texte.

 

 

PG = 15000 membres.  M6R =  53482 signataires à cette heure.  

PG = 15000 membres (sic) Innocent Vous avez oublié un zéro, l'ami ! Langue tirée

15 000 grand max.

Dans vos rêves.

On parle du parti de Gauche ou du Front de Gauche ?

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  • 20/10/2014 22:47
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en tous cas ,ils se rassemblent les espagnols pour  parler de l'avenir les espagnols!

on commence quand?

internet n'est sûrement pas un outil adéquate pour discuter politique à part se faire plaisir dans son coin.

 

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  • 21/10/2014 09:23
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En Espagne nous avons subi un tel étranglement de nos droits, droit à l'éducation, droit à la santé, exécutions judiciaires sur les non paiments des hypothèses avec les gens, des familles entières, jetés hors de chez eux et en plus avec la dette à perpétuité de leurs hypothèques envers les banques, banques ou plutôts caisses d'épargnes gérées par les politiciens des 2 camps et même des syndicats, nationalisées et donc leurs dettes payées par les citoyens, 5 millions de chômeurs et un large etc, etc.... Les gens se sont sentis tellement bafoués, écoeurés, trahis que lorsque les jeunes sont sortis sur la place "Puerta del Sol" avec comme leit motiv "Sans travail, sans argent, sans futur" que c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Une sorte de mai 68 et qui était une grande première en Espagne car les gens étaient assez passifs politiquement. Ce phénomène s'est amplifié jusqu'à donné naissance à Podemos pour récupérer cet esprit du 15M, pour ne pas le laisser mourir et continuer comme d'habitude avec les mêmes. En France les choses sont très différentes donc les systèmes le sont également ainsi que les solutions. En France on souffre beaucoup moins, il y a un système de protection encore relativement fort. Vous en êtes à vous indigner de la baisse des allocations familiales pour les gens qui gagnent + de 6000 euros!!! En Espagne le SMIC est de - de 700 euros c'est à dire moins de la moitié du SMIC français. Ce n'est absolument pas comparable. Tant que les gens resteront cantonnés dans ce modèle + ou - confortable, "petit bourgeois", les choses ne changeront pas...

Cette vision de la France est hélas un peu ydillique. Il y a 8 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté dans notre pays. Le chômage a cru de près d'un million de personne depuis 2012 et le temps de chômage s'allonge d'année en année. Près de 50% des chômeurs ne sont pas ou plus indemnisés. Evidemment la situation n'est pas comparable à celle de l'Espagne mais c'est essentiellement du à la structure de l'économie qui est plus diversifiée en France qu'en Espagne. Le système de protection sociale mis en oeuvre au cours de l'histoire joue effectivement un rôle d'amortisseur mais il est de plus en plus mis en cause par les gouvernements libéraux qui se succèdent au pouvoir. Il est vrai que le mécontentement ne se traduit pas encore par des mouvements de masse comme chez vous, néanmoins il monte et se traduit par le rejet de "la classe politique". Derrière cela il y a le dégoût de voir les politiciens libéraux faire des promesses électorales attirantes et faire l'exact inverse une fois qu'ils ont obtenus les votes des électeurs. Ces pratiquent sont aujourd'hui rejettées par la majorité des Français. Certes cela ne suffit pas pour provoquer un changement , mais c'est à nous de trouver les formes pour organiser la riposte. Il est clair que la réponse proposée par PODEMOS en Espagne est universelle, le souverain c'est le peuple. En Espagne et en France comme ailleurs dans le monde. Chaque peuple doit trouver son chemin pour faire croitre cette idée jusqu'à ce qu'elle devienne majoritaire.

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Cet article est un compte-rendu de la première journée du congrès de Podemos. Nous publierons dans les jours à venir, sur Mediapart, une enquête plus aboutie concernant les débats internes qui parcourent le mouvement depuis sa création, leurs positionnements politiques, les références théoriques de leurs initiateurs… L'article a été modifié dimanche après-midi, avec le taux de chômage correct pour les jeunes en Espagne (plus de 50% et non plus de 25%).