Madrid rejette l'appel au dialogue du président séparatiste catalan

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Il est vrai qu'un "grand débat" serait tout à fait de mise. cool

Torra n'est pas un homme de dialogue, c'est un agitateur irresponsable et borné.

 

D'un coté il appèle a manifester, à couper les routes et à bloquer l'aéroport, la seule chose qu'on peut faire lorsqu'on sait qu'on n'a pas les moyens d'une grève générale, car non soutenu par les classes laborieuses, d'un autre, il envoi la police, et cerise sur le gâteau il s'interdit de condamner les violences, comme l'ont fait les leaders d'ERC.

 Cet hypocrite, qui considérai le mouvement des indignés comme une tentative de coup d'état, et les Espagnols comme des hyénes, avec des lacune dans leur ADN.  Ou la "race" du socialisme Catalan éteinte, par ses croisement avec la race des socialistes Espagnols.

Je peut vous passer tout les liens qui confirment mes propos  

Il a bien raison de ne pas condamner les violences , lesviolences sont les seules réponses quand le pouvoir ne veut pas discuter. C'est le pouvoir central qui suscite les violences. Il est des cas ou la violence est parfaitement justifiée , quand une fausse démocratie privilégie ses édiles néolibéraux ploutocrates mafieux à la volonté des masses populaires par exemple.

 

Tout à fait, que Torra continue à encourager à taper sur la police qu'il envoi lui même, et encourage à casser le mobilier urbain Catalan, lui qui est le plus haut représentant de l'autorité publique en Catalogne

Le reste des Espagnols rigole. 

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  • 20/10/2019 01:40
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La maire de Barcelone, Ada Colau, qui ne soutient pas le mouvement sécessionniste, a déclaré pour sa part que sa ville "ne mérite pas que ce que nous vivons".

C'est d'ailleurs pour cela, sans doute, qu'elle ne s'est même pas réunie avec le Président Torra et le vice-président Aragonès qui l'avaient invitée aujourd'hui à une réunion de crise...A chaque fois qu'il y a des difficultés à affronter, Ada Colau fuit , culpabilise l'autre, ou prépare un coup en douce...Rassurez-vous, elle a quand même trouvé du temps pour passer devant les médias et déclarer que "Barcelone ne mérite pas ça". Elle en a aussi trouvé pour une réunion secrète (sans information au gouvernement catalan) avec le Président du Parlement catalan Roger Torrent (ERC), jeune loup aux dents longues qui semble avoir un oeil sur la future et peut-être pas si lointaine Présidence de la Généralitat, ainsi qu'avec les grands syndicats espagnols présents en Catalogne et les représentants des patrons...pour parler de la situation. Avec veto à la participation de l'ANC (entité civile qui avait appelé aux grandes Marxes per la llibertat" pacifiques de ces jours-ci, et qui a par exemple, cette nuit de samedi à dimanche, participé à l'établissement de cordons non-violents pour éviter de nouveaux affrontements via Laietana)...Le moins que l'on puisse dire, c'est que Madame Colau, ancienne Indignée, dont la gestion de Barcelone sous la précédente mandature a été sérieusement questionnée par tous ses partenaires municipaux, a maintenant une curieuse conception du dialogue, tournée vers l'establishment et oubliant certains partenaires...

Quant aux réponses de Pedro Sanchez aux demandes de dialogue venant de la Generalitat: depuis décembre 2018, moment où les réunions bilatérales de Pedralbes se sont arrêtées sur un refus d'aborder le fond du sujet (les membres du gouvernement catalan refusant d'échanger une "soumission" contre quelques avantages financiers pour le budget de la Catalogne, et voulant aborder autant le thème de la répression que celui du droit à l'auto-détermination via une consultation accordée), les réponses de la Moncloa n'ont guère varié, c'est toujours SILENCE ou NIET... Cette semaine Quim Torra a déjà condamné plusieurs fois publiquement la violence, soit en interview soit en messages institutionnels . Le gouvernement espagnol fait donc une nouvelle fois démonstration de son hypocrisie et s'enkyste -avec irresponsabilité vu l'ambiance actuelle-  dans une attitude de non-dialogue.

A la décharge de Pedro Sanchez, nous sommes certes en période électorale et les évènements actuels ne favorisent pas sa tâche de "Président en fonctions"...Mais ces élections, c'est lui-même qui les a voulues, par pur calcul électoraliste (espérant augmenter le nombre de sièges du PS pour gouverner seul, ce qui ne sera sans doute pas le cas, il y a même un risque d'affaiblissement)...Et il a eu 2 ans pour essayer d'avancer sur le problème catalan. Ce qu'il n'a pas fait. Le silence et la fuite en avant ne règleront rien...

Madame Phavrez

Ada Colau est surtout à la tête d'une capitale où les indépendantistes sont de plus en plus minoritaires. Aux dernières élections ils sont passé de 41% à 38%. Les identitaires radicaux de la CUP ont perdu leurs trois sièges au conseil municipal. 

Ada Colau se débat entre la rehtorique "gauche" iste qui consiste à taper sur tout et à traiter de fascistes ceux qui ne sont pas d'accord avec leurs idées super progressistes. Et un électorat qui n'est majoritairement pas indépendantiste, et qui voit les thèmes propres au "gauche"isme repris par les indépendantistes.  

Par ailleurs madame Phavrez il est faux de dire que Pedro Sanchez n'a pas essayé de dialoguer avec les indépendantistes. Le problème c'est qu'ils sont représentés par un bourrin raciste nommé Quim Torra, avec lequel il n'y a pas de dialogue possible. 

Si les indépendantistes sont minoritaires, il suffit d'organiser un référendum ce qui mettra un terme à tout ces basses manoeuvres et à ce face à face préjudiciable à la Catalogne et à l'Espagne toute entière.

Un referendum 13 ans de prison ... une demande de dialogue ... refusee... contestation baston ... l Espagne vire facho
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  • 20/10/2019 10:18
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Franco toujours vivant!

Si Sanchez refuse toute discussion sous des prétextes fallacieux, c'est justement qu'il ne veut pas passer pour un cuistre face aux catalans, à trois semaines des élections.

Il ferait mieux de passer pour un cuistre que pour un connard… mais il faut aussi un certain courage pour aborder les problèmes, quitte à faire une croix sur sa carrière politique, et ça, ils sont peu nombreux à vouloir l'accepter, sauf quand on les y force.

le PSOE comme les autres partis socialistes, ou ce qu'il en reste en Europe n'ont plus de socialiste que le nom depuis pas mal de temps, alors pour leurs représentants, s'engager dans une démarche de reconnaissance des droits des peuples à disposer d'eux-mêmes, c'est bien quand ça se passe en Asie ou en Afrique… mais à la maison, pas question !

Pour l'instant, ceux qui prônent l'exercice de la démocratie mènent 7 à zéro.

Il faudrait que Toni rameute ses troupes pour essayer d'inverser le score.

Le raisonnement consistant à dire qu'il est inutile de consulter les habitants de la Catalogne au motif que l'on saurait que la majorité serait opposée à l'indépendance est d'une pauvreté affligeante.

De plus, le "bourrin raciste", en dehors du fait qu'il s'agit d'une insulte supplémentaire, condamne les casseurs, et demande  une discussion, comme tous ceux qui manifestent pacifiquement et en masse.

Seulement voila, des dirigeants bien dans leurs bottes s'entêtent dans une politique de déni qui risque d'aboutir au pire.

Dans l'Europe, à nos portes.

Votre bourrin raciste, n'a pas condamné les violences, c'est lui qui les provoque, ce n'est pas un homme de dialogue, Sanchez a parfaitement raison.

Par ailleurs, si je traite Torra de bourrin raciste, c'est parce que ses écrits témoignent de son racisme. Cela dit je n'espére pas vous convaincre, car pour vous il est normal qu'on considère les Espagnols comme des hyènes qui ont des lacunes dans leur ADN. 

Quand à la démocratie elle consiste d'abord à respecter la légalité, non seulement lorsqu'elle vous arrange, mais aussi lorsqu'elle ne vous arrange pas. 

Il semblerait que vous n'ayez pas vu mon commentaire, n'y ayant à cette heure pas répondu.

Je vous le reposte donc :

Si les indépendantistes sont minoritaires, il suffit d'organiser un référendum ce qui mettra un terme à toutes ces basses manoeuvres et à ce face à face préjudiciable à la Catalogne et à l'Espagne toute entière.

Je pense qu'il faudrait d'abord demander à tous les Espagnols s'ils sont OK pour qu'ils se posent des frontières entre eux, vous ne croyez pas? 

Comme vous êtes assez affirmatif sur le fait que les indépendantistes sont minoritaires en Catalogne, thèse sur laquelle le gouvernement central s'appuie, il n'y a aucun risque à faire ce référendum, sinon à démontrer que vous avez raison, ce qui clorait définitivement le débat, à l'avantage de Madrid bien évidemment.

 

Je ne sait pas si les indépendantistes seraient minoritaires, mais ce raisonnement à la David Cameron est de mon point de vue stupide.

Les partis nationalistes depuis une trentaine d'années ont rarement dépassé les 50% de voix, et ne sont majoritaires que par l'absence de loi électorale en Catalogne. Qui leur permet de sur représenter le vote rural où ils sont hégémoniques. 

La Catalogne n'est pas une colonie, ses habitants jouissent des mêmes devoirs et privilèges que n'importe quel citoyen Espagnol. Il y a des Catalans dans tout les gouvernements de Madrid, compris du temps de la dictature. 

Des élections en Catalogne seule, sous pression de l'UE comme les nationalistes en rêvent, diviserait la Catalogne en deux.

Entre la zone côtière cosmopolite, fortement industrialisée, et majoritairement anti-indépendantiste, et l'arrière pays, ethniquement homogène, qui vit souvent des aides de la PAC dans des zones où le vote indépendantiste frise souvent les 100% de la population.   

Des sécessions à l'intérieur de sécessions, sont courantes dans les pays unis depuis des siècles, et où les citoyens ont les mêmes droits sur tout le territoire,  depuis l'Irlande jusqu'à l'Ukraine. 

Toute cette histoire n'est que le résultat de trente cinq années de gouvernance nationaliste en Catalogne.

Josep Taradellas, premier président de la generalitat, un homme intègre qui n'était pas indépendantiste, avait vu le danger qu'il y avait à instrumentaliser politiquement le chauvinisme régional. Ce que faisait dés le début son successeur Jordi Pujol, tout en s'en mettant plein les poches.  

Un jour, visionnaire il déclara aux journalistes, l'action politique de Jordi Pujol se résume à "nosotros somos formidables y Madrid siempre se equivoca" eso desembocara en una dictadura blanca que no mata que no encierra pero que dejara mucho lastre y nos tocara a todos arreglarlo. 

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Merci pour vos explications.

Une traduction des propos de Taradellas aurait été la bienvenue.

Mais, je reviens à ma question de base, que vous trouverez peut-être simpliste, mais pourquoi refuser un référendum si l'on est sûr que le résultat ne profitera pas aux indépendantistes?

Le refus de ce référendum serait-il motivé par la crainte d'un résultat qui leur serait favorable ?

Encore du Toni dans le texte. Torra, ce n'est pas "mon" Torra, ni mon "bourrin raciste". En plus, révisez votre rhéhthaurique et apprenez ce que signifie le terme "racisme". 

Et en plus, je considère les espagnols comme des hyènes !!! Vous êtes tombé sur la tête ?

Quant à la démocratie, elle n'a rien à voir avec le respect de la légalité quand cette légalité est contestable. Mais vous auriez certainement applaudi aux lois du régime de Vichy sur le statut des israélites. Tout au moins vous les auriez appliquées, puisque "la loi, c'est la loi".

Par contre la démocratie consiste à gouverner en demandant l'avis des personnes concernées.

Vous ne vous rendez pas compte à quel point vous vous déconsidérez et à quel point vous déconsidérez ce que vous prétendez défendre ?

Simple, non ?

Vous défendez un personnage indéfendable qui s'est discrédité par ses tribunes sur les journaux nationalistes, sa réputation n'est plus à faire. Tout ceux qui connaissent le sujet le savent.

Voici quelques exemples de ces tweets, lancés principalement entre 2011 et 2014 par Quim TORRA, la marionnette de PUIGDEMONT

  • "Les Espagnols ne savent que piller."
  • "Evidemment, nous vivons occupés par les Espagnols depuis 1714."
  • "Français et Espagnols partagent la même conception anéantissante des nations qui vivent dans leurs Etats".
  • "Par plaisanterie, messieurs, si nous continuons ici encore quelques années, nous risquons de devenir aussi fous que les Espagnols eux-mêmes".
  • "Nous allons dans des voitures privées et nous payons tout, nous ne faisons pas comme les Espagnols."
  • "Les Espagnols en Catalogne sont comme l'énergie: ils ne disparaissent pas, ils se transforment".
  • "L'embarras est un mot que les Espagnols ont retiré de leur vocabulaire il y a des années."
  • «Surtout, ce qui est surprenant, c'est le ton, les mauvaises manières, la charcuterie espagnole, le sentiment d'immondices.
  • "Entendre Albert Rivera parler de moralité, c'est comme entendre les Espagnols parler de démocratie."
  • "[Le PSC], pauvre, parle espagnol comme l'espagnol."

Quim TORRA fait partie des ultra-orthodoxes de l'indépendantisme Catalan et ne cache pas son admiration pour des figures plus que controversées comme Daniel CARDONA. Qui écrivait dans Nosaltres Sols une thèse sur les fondements scientifiques du racisme Catalan, lire ICI ou les frères BADIA, fascistes et admirateurs de MUSSOLINI, lire ICI

Lire : http://www.elpuntavui.cat/article/7-vista/8-articles/710557-pioners-de-la-independencia.html

Vous ne vous rendez pas compte à quel point vous vous déconsidérez et à quel point vous déconsidérez ce que vous prétendez défendre ?

Simple, non ?

Que vous pensiez cela est le cadet de mes soucis. Je n'ai pas l'intention d'arrêter de vous balancer quelque vérités. 

Je ne défends personne. Je défends une idée: la démocratie. Donc, comme dans tous les pays qui se sont trouvés dans la même situation, on demande l'avis des personnes concernées. Cela s'appelle le droit à l'autodétermination. Conséquence, on vote quand en Catalogne ?

J'ajoute que le résultat m'importe peu, d'abord je ne suis pas électeur au delà des Pyrénées, ensuite je n'ai pas d'avis. Mais il est dommage que seuls les dirigeants  espagnols refusent de se conduire comme d'autres l'ont fait, dans des pays certains démocratiques, d'autres beaucoup moins.

D'autant que pour vous le résultat est acquis: l'écrasante majorité des habitants de la Catalogne serait contre l'indépendance. S'il n'y a aucun risque, allons-y et le débat sera clos. 

Vous pouvez continuer à me faire part de vos vérités. Je m'en balance, comme vous dites, puisque je ne suis pas décisionnaire, je ne demande pas à être convaincu par les arguments des uns et des autres, ma seule vérité est le nécessaire respect de la démocratie.

C'est du reste ce que vous disent tous les participants à ce forum.

 

Galactoir reportez vous à mon commentaire posté en réponse à utopart plus haut.

Par ailleurs je n'ai rien à faire de votre avis ni de celui des donneurs de leçon de démocratie, pour lesquels la démocratie s'arrête à une urne. 

La démocratie s'est d'abord le respect des règles approuvées par des majorités qualifiées. Et après on vote en fonction des ces règles. 

Si c'est compliqué pour vous à comprendre, on en restera là.

Il est effectivement très compliqué de vous comprendre.

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